MALINES.
87
annexe du duché de Brabant, de la seigneurie de Matines,et de quelques parcelles d’autres territoires. On y distinguedeux régions bien différentes : l’une, fertile, populeuse,formant en quelque sorte un demi-cercle, dont l’arc esttracé par la position des villes d’Anvers, de Lierre et deMalines, et dont l’Escaut simule la corde; l’autre, connuesous le nom de Campine, et couverte presque en son entierde bruyères.
Malines (24,600 hab. ). La station de Malines, centredes chemins de fer du Nord, est remarquable par sonétendue et le nombre des bâtiments qui la composent. Enarrivant de Bruxelles, on y entre après avoir passé le beaucanal de Louvain au Rupel, près de la campagne descomtes de Coloma, qui, transformée en guinguette, a joui,pendant les premiers temps de l’existence du railway,du privilège d’attirer une foule de promeneurs. On voitici les beaux bâtiments servant aux bureaux , là l’ar-senal ou remise pour le matériel, plus loin les ateliers deréparation. Au dehors on aperçoit un grand édifice, élevépour servir à une filature de lin à la mécanique, mais restésans emploi. Une porte bien ornée et une nouvelle et ma-gnifique rue introduisent dans la ville les voyageurs.
La ville de Malines et quelques villages voisins formaientjadis une province particulière qui portait le titre de sei-gneurie. Devenue au x e siècle la propriété des évêques deLiège, elle resta sous celle domination, sauf de courtsintervalles, jusqu’en l’année 1555. Elle fut alors vendue aucomte de Flandre, Louis de Crécy, devint l’objet de vivescontestations entre ce prince et Jean III, duc de Brabant,fut reconnue propriété indivise de tous deux en l’an 1556,cédée en entier au duc en 1546 et reconquise en 1556 sur