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PROVINCE DE BRABANT.
les bourgeois. Eu récompense de ce fait d’armes , l’empe-reur Charles VI éleva à la dignité de vicomte le bourg-mestre Vandevenne et donna à la ville une clef d’or quiest encore conservée à la maison communale. Sous la do-mination française, on avait établi à Louvain , dans un desbâtiments de l’Université, un hôtel des invalides qui dis-parut en 1814.
Il ne reste plus que de faibles restes de l’ancien châteaudes comtes et des ducs, appelé vulgairement le châteauCésar, parce que la tradition lui donne ce conquérantpour fondateur. Il est plus que probable que les comtes euont jeté les premiers fondements. Des travaux considé-rables y furent exécutés en 1177 et en 1575; plusieursprinces y furent retenus prisonniers , entre autres le comtede Hollande, Thierry, vaincu à fleusden en 1205; le roiÉdouard III d’Angleterre y passa l’hiver de 1559; Charles-Quint et ses sœurs y furent élevés sous la direction d’AdrienBoyens, depuis pape sous le nom d’Adrien VI. Du tempsd’Albert et d’Isabelle, alors que Puteanus en était gouver-neur, le château était encore entretenu avec quelque soin;dans la suite, on le laissa tomber insensiblement en ruine.L’empereur Joseph II le fit démolir en 1785 et en aliénal’emplacement. L’église voisine de Saint-Jean, annexe d’unemaison de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, fut aussidétruite en 1799 et 1801. La colline sur laquelle s’élevaientl’un et l’autre de ces édifices , et de laquelle on jouit d’unebelle vue sur le canal, a perdu ainsi tous ses ornements.
Qui n’a entendu parler de l’Hôtel de Ville de Louvain ,ce gracieux bijou d’architecture gothique? Ses trois côtésextérieurs offrent un rez-de-chaussée assez élevé et deuxrangées de fenêtres; entre chaque fenêtre est une saillie