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PROVINCE DF, BRABANT.
Abandonnant les faubourgs de la capitale pour parcou-rir les campagnes environnantes dans un plus vaste rayon,nous remarquerons que le sol y varie étrangement. Au nord-est il offre de grandes plaines sablonneuses; au sud-est,des vallées encaissées et de grands bois; à l’ouest, un paysplus fertile et généralement peu accidenté.
Dans la première de ces régions, on remarque l’églisede Dieghem, dont la tour s’élève en forme de triple tiareet dont l’intérieur est orné de bonnes orgues; plus loin estSaventhem, où l’on conserve précieusement une belle toilede Van Dyck : saint Martin coupant son manteau pour encouvrir un pauvre, production d’un coloris inimitable. Lepeintre, qui fut à la fois le disciple, le rival, l’ami deRubens, s’était arrêté dans ce village, retenu par lescharmes d’une jeune paysanne. On le croyait loin du pays,quand le bruit de sa passion parvint à son maître. Celui-civint à Saventhem et réussit à l’arracher à un repos indignede lui.
A Steenockerzeel, on voit un charmant castel entouréd’eau , défendu par de sveltes tourelles ; c’était autrefois unfief relevant du chapitre de Saint-Rombaut à Malines, etil a appartenu au célèbre Lannoy, qui reçut à Pavie l’épéede François I er .
Cortenherg, où il n’y a plus qu’un faible reste de l’ab-baye de religieuses fondée vers 1090 par sainte Colombe ,nous rappelle quelques épisodes de l’ancienne histoire duRrabant. C’est là que se réunissaient d’ordinaire les états duduché; c’est là que le prince Henri renonça au trône en fa-veur de Jean I er le Victorieux ; là enfin a été signée en 1512la charte dite de Cortenberg, qui créait un tribunalchargé de contrôler la conduite des officiers du souverain.