ENVIRONS DE BRUXELLES.
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chœur est fort beau. Le cimetière, lieu de repos de prédi-lection, est encombré de tombes. La plus remarquable eslcelle de M me Malibran , petite chapelle dont l’intérieur estorné de la statue de cette cantatrice par Geefs. Un peuplus loin est le cénotaphe du général Belliard. Le présidentNény, le peintre Lens, le commandeur de Nieuport, lebourgmestre de Bruxelles Bouppe, sont aussi ensevelis àLaeken. Une belle allée, plantée par ordre de l’infanteIsabelle, conduit à une chapelle dédiée à sainte Anne, et àune source dont les eaux sont regardées comme un remèdecontre la fièvre.
Sur la hauteur dite Schoonenberg, c’est-à-dire Beau-Mont, au haut de la côte appelée Donderberg ou montagnedu Tonnerre, on aperçoit le château de Laeken, vastebâtiment construit avec goût et surmonté d’un largedôme. 11 fut bâti de 1782 à 1784, sur les plans del’archiduc Albert de Saxe-Teschen et sous la directionde l’architecte Montoyer. La façade d’entrée, précédéed’une vaste cour, est ornée d’un fronton sur lequel Go-decharles a sculpté le Temps présidant aux heures, auxparties du jour et aux saisons. Plusieurs bas-reliefs, dusau ciseau du même artiste, ornent la rotonde du côtéopposé. Une terrasse magnifique s’étend vers le sud ; bordéede deux côtés par des bosquets touffus, traversée dans sonmilieu par un vaste étang, elle descend rapidement vers laSenne et le canal de AVillebroeck ; au loin on aperçoit laville de Bruxelles, ses tours, ses promenades. C’est à Laekenque Napoléon se détermina à envahir la Bussie, décisionfuneste qui entraîna la chute de sa colossale puissance. Leroi Léopold a fait à cette résidence de nombreux embel-lissements