as
PROVINCE DE BRABANT.
dont les vastes salles sont occupées aujourd’hui par lasociété de la Loyauté, a été restauré avec le plus grandsoin en 1841. C’est dans un des appartements de cet édi-fice, et, si la tradition ne se trompe, dans une petite sallesituée au second étage et dans la rue des Harengs, que lecomte d’Egmont passa la triste nuit du 4 au 5 juin 1568.C’est là qu’il écrivit à sa femme et au roi d’Espagne ceslettres louchantes où se révèle son noble caractère. C’est delà qu’il partit le lendemain matin, accompagné de sonconfesseur, l’évêque d’Ypres, pour aller à l’échafaud , quiétait placé en avant de la maison du Roi.
Ici, comme partout, la gloire plus brillante de d’Egmonta éclipsé le renom de son compagnon d’infortune, le comtede Hornes, et celui-ci n’a laissé dans sa prison aucune tracede son séjour. Quelques années après l’exécution de cesdeux seigneurs, lorsque la Belgique entière se leva contreles troupes espagnoles, laissées sans chef par la mort deRequesens, quelques membres des états de Brabant firentarrêter le conseil d’Etat (4 septembre 1576). La maison duRoi reçut alors des hôtes nouveaux : les comtes de Berlai-mont et de Mansfeld, le président Viglius et quelquesautres serviteurs dévoués de Philippe IL Ce monumentservait d’ordinaire aux réunions de quelques cours doma-niales et de quelques corporations.
L’Hôtel de la Monnaie, bâti au siècle dernier, recon-struit en partie en 1821 , est le seid atelier monétaire dupays. A côté est la Bourse, servant aussi de local à la sociétéde Commerce, et en face le Théâtre-Royal, élevé en 1817sur les plans de M. Damesme et sur l’emplacement de l’an-cienne salle de spectacle, qui datait de 1700. Ce bâtiment,isolé de toutes parts, est orné d’un avant-corps soutenu par