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Les délices de la Belgique ou description historique, pittoresque et monumentale de ce royaume
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BRUXELLES.

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réalité si solide. On prétend que larchitecte de la tour,Jean Yan Ruysbroeck, se pendit après lachèvement deson ouvrage , parce quil ne lavait pas placée au milieu dela façade. Cest un conte inventé après coup.

Lintérieur de la maison commune est très-vaste. Lan-cienne salle du magistrat, dite la salle du Trône, est remar-quable par son étendue et son ornementation. Celle dite duChrist intéresse par les souvenirs de son passé. Cest quese réunissaient les neuf nations de Bruxelles, composéesdes gens des métiers. Le consentement de ces corporationsredoutables, indispensable pour le vote des aides de-mandées par le gouvernement, fut souvent refusé, et biendes fois on vit dans celte salle les métiers rester en perma-nence et refuser de se séparer, avant quon eût satisfait àleurs réclamations. Les salons occupés autrefois par lesétats de Brabant sont meublés avec magnificence. On yarrive par une galerie dans laquelle on voit une suite deportraits en pied danciens souverains. La salle principale,dans laquelle délibéraient autrefois les états et se réunitaujourdhui le conseil communal, est ornée déglacés, dedorures et de tapisseries de haute-lisse, exécutées par Ley-niers sur les dessins de Janssens. Ce dernier a peint le pla-fond , qui passe pour son chef-dœuvre et qui représentelAssemblée des Dieux. Dans dautres appartements con-tigus, les tapisseries représentent la vie de Clovis.

En face de lHôtel de Ville est la maison dite au Pain oudu Roi, construite de 1515 à 1525 , dans un style moitiégothique et moitié renaissance, daprès le plan donne parAntoine Keldermans, architecte du roi Charles, depuisCharles-Quint. Sa façade est ornée dune statue de la Vierge,placée en 1025 par linfante Isabelle. Ce beau bâtiment