BRUXELLES.
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les hôtels des princes de Bournonville, de la Tour-Taxis,des marquis de YYemniel, des Chasteler, de plusieursautres personnes du plus haut rang. On y remarque encore1 hôtel de lMerode , dont les jardins occupent une étendueimmense. Le Grand-Sahlon, séparé seulement de lapetite place du même nom par l’église et quelquesmaisons avoisinantes, est d’une grande étendue. On y re-marque la belle fontaine dont lord Bruce, comte d’Àiles-bury, ordonna la construction en 1740, en mémoire desheureuses années qu’il avait passées à Bruxelles. Elle futélevée en 1751 , et on la surmonta d’une statue de Minervetenant le buste de Marie-Thérèse en médaillon , sculptéepar Bergé.
Le Marché ou Grand’Place, antique forum d’une com-mune agitée, théâtre de tant d’événements curieux, estremarquable par l’architecture des bâtiments qui l’entou-rent et dont les ornements variés forment un ensembleadmirable. Ici est l’Hôtel de Ville avec ses vastes corps delogis, son admirable flèche découpée à jour, ses tourellesfestonnées ; en face, la maison du Boi étale son gracieuxfrontispice, dans lequel les ornements du style grec semêlent aux ogives et aux fleurons de la période féodale ;ailleurs les anciennes maisons des métiers, toutes dissem-blables, montrent leurs faces surchargées d’ornementsbizarres, de pilastres, de dorm es. Des bas-reliefs, des in-scriptions, rappellent leur ancienne destination. Toutes ceshabitations ont été rebâties après le bombardement del’an 1G95. La plus belle, sans contredit, est la maison desBrasseurs, bâtie en 1752, réparée depuis peu avec le plusgrand soin. La maison dite la Balance, à l’entrée de la ruede la Colline, et la maison des Bateliers, ont également