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PROVINCE DE BRABANT.
sans émotion la modeste demeure dans laquelle se retiraCharles-Quint après qu’il eut renoncé au trône.
Il n’existe plus rien aujourd’hui de ces constructions dupassé. Un violent incendie , qui éclata la nuit du 5 au 4 fé-vrier 1751, réduisit tout le palaisen cendres. L’archiduchesseMarie-Élisabeth, alors gouvernante des Pays-Bas, eut àpeine le temps de se sauver ; une quantité incroyable derichesses et de curiosités, réunie à grands frais par depuissants monarques, fut anéantie. Les frais énormes qu’au-rait occasionnés la reconstruction de la Cour, décidèrentson abandon, et quarante années plus tard ses ruineset les bailles disparurent. On les remplaça par la placeBoyale et les bâtiments qui l’entourent, construits surles dessins de Guymard; la place était ornée jadis d’unestatue de Charles de Lorraine, élevée à ce bon prince parles états de Brabant, et abattue en 1794 par les démagogues.Plusieurs souverains, et entre autres le roi des Pays-BasGuillaume 1 er , et notre roi Léopold , ont été inaugurés surcette place, le premier en 1815, sur une estrade élevéecontre la colonnade qui fermait la place au midi; le se-cond en 1851, sur une estrade adossée à l’église de Saint-Jacques sur Caudenberg. Le Parc actuel et les rues quil’entourent datent aussi des temps qui ont vu la construc-tion de la place.
A peu de distance de la place Royale, à l’extrémité dela rue de la Régence, qui passe sur une autre rue au moyend’un pont dit le Pont-de-Fer, est la place du Petit-Sablon,peu régulière, mais embellie par l’église gothique de Notre-Dame des Victoires, dite du Sablon , et par le magnifiquehôtel d’Arenberg. Tout ce quartier était au siècle dernierla demeure préférée de la haute aristocratie. On y voyait