BRUXELLES.
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rent leur demeure primitive située dans le bas de la ville,elle alla toujours en s’embellissant. Le duc Jean III au xiv esiècle, Philippe le Bon, Charles-Quint, les archiducsAlbert et Isabelle, en rebâtirent des parties. Sa chapelle,commencée en 1525 sur les plans de l’architecte RombautVan Mansdale dit Kelderman, maître général des œuvresde l’empereur , et achevée en 1553 , était citée comme unmonument remarquable. Sa grande salle était le lieu or-dinaire des séances des états généraux; nous avons déjàdit qu’on y vit Charles-Quint abdiquer en faveur de sonfils Philippe II, épisode de notre histoire que le pinceau deM. Gallait a retracé avec tant de bonheur. Devant le palaiss’étendaient les bailles, place entourée d’une balustrade enpierres bleues; au fond des bailles, entre les bâtimentsroyaux et ceux de l’abbaye de Caudenberg , une impasseappelée le Borgendael, domaine des châtelains de Bruxel-les, jouissait de grandes franchises. C’était l’asile des ban-queroutiers, des débiteurs insolvables; ceux qui y demeu-raient pouvaient y exercer librement une industrie sansfaire partie des métiers de la ville.
Plus loin jusqu’aux remparts et depuis la rue de Namurjusqu’à celle de Louvain, un immense parc, clos de mursde tous côtés, ajoutait aux beautés de la résidence de nosprinces. Une cour spacieuse réservée aux tournois et auxjoutes y témoignait de l’esprit chevaleresque des anciensmaîtres du pays. Plus loin des vignes, des vergers, unlabyrinthe , des jardins plantés d’arbustes rares, des parcsspacieux , retraites de daims et de sangliers, des pavillons,un mail, conduisaient le visiteur de surprise en surprise.A l’extrémité du Parc, sur l’emplacement qu’occupe au-jourd’hui le Palais de la Nation, on ne contemplait pas