BRUXELLES.
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après la mort de celui-ci commencèrent de longues dis-sensions , dans lesquelles Bruxelles eut beaucoup à souffrir,surtout lorsqu’elle prit le parti des villes flamandes insur-gées contre Maximilien d’Autriche , et lorsqu’une peste,ajoutant ses maux à ceux de la guerre, vint frapper 50,000de ses habitants selon quelques historiens, 15,000 selonles relations les plus modérées. Après cette époque mal-heureuse , le règne de Charles-Quint fut réparateur. Unlong repos cicatrisa les plaies des guerres civiles, de nou-veaux monuments s’élevèrent, on commença en 1550 lecanal allant de Bruxelles à Willebroeck, et de fastueuxhôtels bâtis par les principaux nobles du pays témoignè-rent de la nouvelle importance acquise par la capitale desPays-Bas.
Les progrès des idées de réforme religieuse amenèrentbientôt des troubles dont les suites pèsent encore sur lepays. Bruxelles fut le théâtre des principales scènes de celong drame. Dans la salle principale de l’ancien palaisdes ducs , le grand empereur du xvi e siècle avait abdiquéle pouvoir en faveur de son fds Philippe II 5 ce fut làaussi que les gentilshommes confédérés, flétris par leursadversaires du nom de gueux, présentèrent leur requête àla gouvernante des Pays-Bas, Marguerite de Parme (1566).
Grâce au zèle de ses magistrats, la capitale fut une desquelques villes de la Belgique où la rage des Iconoclastes neput s’exercer sur les monuments du culte ; mais deux an-nées après elle fut le théâtre des vengeances du duc d’Albe.A peine entré dans Bruxelles, le terrible proconsul fitarrêter les comtes d’Egmont et de Hornes , et après que leglaive du bourreau eut atteint un grand nombre de vic-times d’un rang moins élevé, ces deux vaillants capitaines