Mais celte (erre, où l’on n’aperçoit de tous côtés quecanaux, chaussées, rivières, que filatures, établissementsmétallurgiques, usines et fabriques de tout genre; oùl’ingénieur, l’économiste, le géologue, trouvent à chaquepas de nouveaux sujets d’études, combien aussi n’a-t-ellepas d’attraits pour l’artiste et l’historien ! A celui-ci laFlandre ouvre ses communes pleines encore de la gloirede leur passé ; le Brabant, sa superbe capitale, avec tousses souvenirs des ducs de Bourgogne, de Charles-Quintet des troubles du xvi e siècle; le Hainaut , ses rési-dences féodales, habitées encore par les descendants deceux qui les fondèrent il y a tant de siècles; le pays deLiège, ses antiquités romaines, ses ruines des villas carlo-vingiennes, ses souvenirs du temps des évêques. Pourl’artiste, les merveilleuses basiliques du moyen âge, lesvitraux , les tombes somptueuses, les tableaux des maîtresde l’école flamande, sont autant de sources de profondesjouissances, et la partie orientale du pays, moins riche enobjets d’art, lui prodigue les sites les plus variés, les mer-veilles naturelles les plus étonnantes.
Décrire tout ce qu’il y a de curieux et d’intéressant enBelgique, c’eût été une lâche trop au-dessus de nos forces.Nous nous sommes borné à tracer l'esquisse d’un tableauauquel on devrait donner des dimensions colossales poury retracer le sujet d’une manière digne de lui. Nousavons , autant que possible, élagué les détails oiseux ,pour ne rien omettre de ce qu’il y a de vraiment remar-quable ; pour les villes de premier ordre celle tâchenous a été assez facile, la plupart d’entre elles ayant étél’objet de travaux approfondis; nous avons rencontré plusde difficultés pour les cités de peu d’importance et les cam-