«
( 121 )
tivement (1), représente par l’étonnanteflexibilité de son corps , le mouvement ra-pide des vagues d’une cataracte ; il a doncété employé ici de la manière la plus heu-reuse.
Laflèche est prise comme métaphore danspresque toutes les langues pour exprimerune grande vitesse (2).
La cataracte de Cresbar aété représentée parplusieurs auteurs comme très-considérable ,mais elle paroît être aujourd’hui réduite à peude chose. Il est très-possible qu’elle ait diminuéde hauteur par le frottement insensible deseaux sur le banc de rocher qui les soutient ( 3 ).Cependant il faut sans doute regarder comme
( 1 ) Nam velut ipse (da^liinus) citis perlabitur œquora pinnis
Nunc summum scindens pelçgus , nunc alta profundi * *
Et sinibus vires sùmtt a fiuctumque figtffat ;
Sic* venit ex illo quisquis volitabit in undis :
Manil. , lib. 5 f v. 4* 9*
•
( 2 ) Le Tigre est appelé en ara hetDidjeléh, qui si-gnifie flèche, parce que ce fleuve est extrêmementrapide.
(3) C’est ce qu’on voit à Lauffen , où le Rhin formeune ch fi te , et à Niagara en Amérique. Les Françaispendant l’expédition d’Egypte , ont observé la mêmechose pour les cataractes du Nil.