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disséminées sans ordre dans le ciel; deuxpersonnes non prévenues n’auroient jamaispu se rencontrer dans la configuration d’unseul emblème ; par conséquent, nous pou-vons établir en principe que l’identité dansles noms et dans les dessins des constellationschez deux peuples , suppose nécessairementque l’un a copié l’autre , ou que tous deuxont copié le même modèle. C’est ainsi que laconnoissance de quelques constellations in-diennes chez les Américains , avant l’arrivéedes Européens, est regardée comme une desplus fortes preuves de l’antique communica-tion entre les habitans des deux continens.Nous pouvons donc présumer que les pla-nisphères indiens et grecs descendent de lamême source. Les Phéniciens, dans leursrelations commerciales , auront reçu le pla-nisphère primitif, et l’auront transmis auxGrecs dont ils étoient les instituteurs en as-tronomie , comme le prouve clairement unpassage d’Hygin.
La priorité de ces constellations, que lesIndiens conservent encore, est bien plus vrai-semblable que celles des planisphères chal-déen et égyptien. On sait que les Egyptiensprétendoient à l’honneur de l’invention de