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Tableaux généalogiques de la famille Zetter de Mulhouse 1525 - 1894
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France, a consacré un grand chapitre aux Zetter de Mulhouse, et notamment au bourgmestre, dont la fille avaitépousé l'auteur des Braun, de notre ville.

Ehrsam n'a donné au bourgmestre qu'un fils comme descendant. Il s'est trompé, car Peter N° 16,boulanger, est également son fils et non un fils de Peter N° 8, boucher, comme il est dit dans le Burgerbuch.En dehors des preuves que nous mentionnons plus haut en note dans l'affaire de l'héritage de Peter DanielZetter , de Hongrie, le Burgerbuch se donne lui-même un démenti, en disant pour Peter N°26, boulanger, qu'ilest un fils de Peter , marié en 1707 (N° 24) et un « petit-fils » du bourgmestre. Ce Peter de 1707 est un fils deTheobald N° 15, et non du bourgmestre. Ehrsam est d'ailleurs d'accord sur ce dernier point.

Peter N° 24, sellier, fut un des délégués envoyés par la ville (au nom de la tribu des Bouchers) aux diètesde Zurich et de Berne, dans l'affaire du procès Dollfus-Hofer. Le Musée historique possède l'original desinstructions qu'il reçut à ce propos.

Johann Heinricii N° 53, fut un des délégués qui reçurent pleins pouvoirs de la bourgeoisie pour signer letraité de réunion de Mulhouse à la France. Les signatures furent apposées le 10 pluviôse an VI, à 10 heuresdu matin. Il est l'arrière-grand-père de M. Henri Zetter (N° 85 § 1), éditeur du présent travail.

Jean-Georges N° 84, s'est fait, dans le monde littéraire allemand, un nom très honorable, sous le pseudonymede Friedrich Otte. Il a à son actif plusieurs ouvrages en prose et en vers, et a cultivé la muse du pays, leMilhiisercLitsch. Il est le fondateur du Samstagsblatt, qui a vécu de 1856 à 1866. 8a femme est la fille duchroniqueur et pasteur Mathias Graf.

IV. Homonymes.

Cette introduction historique ne serait pas complète, si nous ne disions pas un mot des homonymes,c'est-à-dire de quelques familles portant une des formes du nom Zetter, sous lesquelles on trouve orthographiéesles premières générations de la souche mulhousienne.

C'est ainsi que nous avons trouvé dans la « Notice généalogique et historique sur la famille de Bary », quia été publiée, en 1877, par M. Alfred de Bary, de Guebwiller, et imprimée chez Veuve J.-B. Jung, à Colmar, undocument du 17 juin 1599 (v. pages 121 et 123) qui parle d'un Jacques de Zettre , époux de Jeanne de Bary (fillede feu Martin de Bary et d'Elisabeth de Calonne). Le document n'est pas assez explicite pour qu'on puisse serendre compte si ce « de Zettre » est de Genève, de Francfort ou de Tournay (Belgique). Mais d'après certainsindices reçus de Genève, c'est de Francfort qu'il doit être originaire. La terminaison française du noms'expliquerait alors par le fait que le document en question était rédigé dans cette langue. Ce Jacques de Zettrepourrait bien être identique avec Jacob de Zetter , graveur à Francfort et élève de Théodore de Bry, orfèvre etgraveur. On sait que ce dernier était originaire de Liège, et qu'il fonda vers 1570 une librairie à Francfort, dont,après sa mort (1598), ses deux fils continuèrent l'exploitation avec Mathias Mérian. Paul de Zetter, ou de Zettre(1605-1650), également graA'eur, sans doute un fils du précédent, est cité avec lui par Nagler, dans son ouvragesur les monogrammes d'artistes. Ce dernier résidait à Hanau et a signé de nombreuses gravures et eaux-fortesd'hommes remarquables de l'époque. Il a illustré, entre autres ouvrages : « Le manège royal de M. dePluvinel, etc., embelly de plusieurs excellentes figures faites au naturel et gravées en taille-douce, etc. »Ce livre fut imprimé à Brunswick, en 1626, et édité par Gottfried Muller.

Il existe actuellement à Diedesfeld, près de Neustadt a/Haardt, Médard Zetter N° 9 a résidé de 1654 à