convertit au catholicisme. Son plus jeune fils, le professeur Carl Zetter , vit à Graz, comme dernier descendantmâle de ce rameau. Il a également écrit beaucoup de livres, il a beaucoup voyagé et c'est à lui que nous devonsles renseignements sur la souche hongroise en général. En août 1893, il a passé par Mulhouse pour faire laconnaissance des Zetter mulhousiens, et plus particulièrement de M. Henri Zetter (§ 1 du N° 85) qui, surl'initiative de M. Georges Zetter N° 94, de Prague, nous a chargé du présent travail.
Le fils aîné de Peter N° 1, T homann N° 2, paraît avoir eu un caractère fort aventureux. Il fit partie,en 1575, du contingent mulhousien qui alla renforcer les protestants de France faisant campagne contre Henri III.De retour au pays, il se rendit coupable de meurtre sur un garçon charron, du nom de Plans Siennlen, ce qui luivalut d'être banni de la ville. Cependant, sur l'intervention de quelques nobles des environs, il obtint, le31 octobre 1582, son certificat d'ingénuité en bonne forme (Abscheicl). Trois ans après, la ville le graciecomplètement, à charge pour lui de s'entendre avec les héritiers de sa victime. Entre temps, Thoman s'était misau service des ducs de Lorraine et il ne revint à Mulhouse (de Nancy) qu'au plus fort de la sédition des Fininger,en 1587. Les rebelles s'empressèrent de mettre ce soldat expérimenté à la tête de la grosse artillerie et on lechargea également de recruter des mercenaires en pays autrichiens (Mieg II, 184). Lors de l'assaut de la ville, ilétait à la tête des troupes de sortie. Fait prisonnier par les troupes suisses, il comparut devant la cour martialeet demanda, pour sauver sa tête, d'être envoyé contre les Turcs (Mieg II, 180/181). Il fut adjugé corps et biensaux autorités militaires suisses. La veille du jour fixé pour son exécution, Thoman Zetter parvint à s'évader desa prison. C'était dans la nuit du lundi 28 au mardi 29 août 1587. Il se réfugia en pays autrichiens, fut déclaréhors la loi par les autorités de Mulhouse et, en décembre, expulsé de la Haute-Alsace sur la demande desbourgmestres, avoyer et conseils de Zurich, de Berne, de Bâle et de Schaffhouse, adressée à la régenced'Ensisheim (v. Cartulaire de Mulhouse, VI, p. 157). C'est la dernière fois qu'il est question de lui, et nousignorons ce qu'il est devenu, lui et ses enfants 0.
Mieg, dans sa chronique, t. II p. 197, fait figurer sur la liste des bourgeois révoltés punis d'une amendeen 1587, un Hans Zetter und sein Stieffsolin. Ehrsam, copiant Mieg, le donne aussi dans le Biirgerbuch, etajoute bravement qu'il fut reçu bourgeois en 1552. Ce Hans nous parut quelque peu suspect et, en vérifiant lesdires de ces deux auteurs, nous avons pu constater qu'il ne figure absolument pas dans les admissions à labourgeoisie et qu'il manquait de même sur le rôle des séditieux de 1587, dont parle Mieg. Ce dernier avait toutsimplement mal lu et prit un ZeIIer pour un ZeHer . On pourra s'en convaincre par le calque que voici, prispar nous sur le rôle en question :
III. Membres remarquables de la famille.
C'est par conséquent un personnage à rayer de la liste de famille.
i) V. également sur lui Mieg I, p. 184, et II, p. 181.