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Tableaux généalogiques de la famille Zetter de Mulhouse 1525 - 1894
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Pas plus que de la lignée de Soleure, il n'est question, dans le Burgerbuch d'Ehrsam, de celle de laHongrie. Aussi, pour rattacher cette dernière, plus ancienne d'ailleurs que la soleuroise, au tronc commun, ilnous a fallu de longues et laborieuses recherches dans les Rathsprotokolle des archives, qui nous ont finalementfourni des éclaircissements suffisants, avec le nom de son auteur. Celui-ci n'est autre que Peter Daniel N° 14,fils de Rddolphus N° 7, qu'Ehrsam n'a pas donné dans son Burgerbuch, puisqu'il n'a jamais été reçu bourgeois.En outre, Rudolphus ne s'était pas marié à Mulhouse, mais à Bâle ou à Liestal, et son existence ne nous a toutd'abord été révélée que par le registre de baptême, dans lequel il figure personnellement homme naissance, puis,en 1654, comme faisant baptiser un fils, qui est précisément notre Peter Daniel. Après cette date, ni lui, ni ce dernier,ne reparaissent dans aucun acte d'état civil. L'explication de ce mutisme nous fut fournie par les susdits Raths-protokolle. On y lit, le 8 novembre 1655, à propos d'une réclamation, que Rudolph avait précédemment été bannitemporairement de la ville pour divers méfaits « wegen vêrubter unterschiedlichen, losen Bubenstiickchen P »,et qu'à cette date il demeurait, comme « Schirmsverwandter », à Montbéliard. Dans cette ville il réside troisans, y fait baptiser un fils et une fille, puis il rentre dans sa ville natale, suivant décision du conseil, en date du4 mars 1658, qui exige qu'il fournisse un certificat de bonne conduite. A partir de ce moment, il paraît s'êtreamendé, car on n'entend plus parler de lui jusqu'à sa mort qui survient d'ailleurs bientôt, soit déjà en 1659.

Peter Daniel N° 14, son fils, a quitter sa ville natale de bonne heure, car il n'est pas à Mulhouse aumoment du décès de sa grand'mère, fin 1681. Suivant le document que nous reproduisons plus loin in-extenso,il était alors en Allemagne, probablement à Heidelberg. Dans cette dernière ville il s'enrôle pour aller combattreles Turcs en Hongrie ils déclarèrent la guerre à l'Empire en 1683 et, à partir de ce moment, on n'entendplus parler de lui. En 1690, la famille fait des démarches auprès du magistrat pour entrer en possession de sonhéritage. Le conseil en délibère le 18 juin et remet la décision à plus tard, dans les termes que voici :

« Peter Daniel Zetter. Den Dolfussische, welche begeren dass ihnen dessen Gut iiberlassen« werden solle gegen gnugsamer Biirgschafft, indem er dem Bericht nach in Ungarn gebliben,« ist der Bescheid ertheilt, dass der Vogt zuerst Rechnung geben, und alsdann weiter was Recht« ist beschehen solle, die Tlieilung aber noch zu fruhzeitig scheine. »

L'année suivante, la famille revient à la charge, avec les parents maternels de Bâle. Le 11 mars 1691, leconseil ne croit pas la mort certaine et ne délivre l'héritage que contre toutes les garanties prévues par les loisen vigueur. Le Rathsprotokoll dit en effet :

« Erbtheilung. Caspar Dolfus, Peter und Philipp Dolfus, wie auch Hans Ulrich Vogel« und Egmund Witz 2 > pretendieren ïhres Vetters Peter Daniel Zetters, der dem Bericht nach in« Ungarn umbkommen sein solle, Verlassenschaft, welches auch die Basslische Freund von« Mutterlichen Seiten lialb ansprechen. Den Basslischen soll geantwortet werden laut Missiven-« Protokoll. Den hiesigen aber ist zwar das Giitlin zu ubergeben erlaubt, doch dass einer fur« den anderen in Solidum Biirg und Zahler sein solle, biss ein satterer Bericht von dessem Todt« einlauft. »

1) Le 1 er novembre 1654, notre Rudolph Zetter sort du Walkenthurm, il avait été mis pour 10 jours sur la demande deson père, Peter Zetter, peintre-verrier et conseiller. A cette occasion, le conseil le sermonne d'importance. Six mois après, le16 mai 1655, son père garantit 92 florins que Rudolphus devait, pour de la laine, à Melchior im Hooff, négociant à Bâle ; le conseildécide que cette dette serait, en tout cas, payée à la mort du père et de la mère du débiteur.

2) Les trois premiers sont les fils et les deux autres les gendres de la tante de Peter Daniel, c'est-à-dire de Catharina Zetterqui, en 1649, épousa Peter Dollfus (v. N° 4 § 1). Le fait de ne pas voir mentionner ici les deux fils de Peler N° 8, qui étaient cousinsdu Hongrois au même degré, prouve qu'ils sont morts en bas âge et qu'Ehrsam a fait erreur en faisant de Peter N° 16 un fils dePeter N° 8, au lieu de Peter N° 12 (le bourgmestre).