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Tableaux généalogiques de la famille Zetter de Mulhouse 1525 - 1894
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peintres-verriers, un certain renom, et que, par une véritable bonne fortune, il existe encore de nos jours deséchantillons de leur savoir-faire.

La première mention authentique d'un Zetter à Mulhouse se trouve dans le registre de la tribu des Bouchers(Metzgerzunftbuch) P On y lit qu'à la Sainte-Madeleine (22 juillet) de l'an 1548, Peter Zetter fut reçu dans lacorporation et qu'il paj r a de ce chef 1 S, et pour le droit d'admission (Stubenrecht) 1 florin et demi, 1 quartautde vin, 6 aunes de toile à nappe, 4 deniers au concierge du poêle, 1 livre de cire et une oie ; en outre 1 schillingpour la peinture de son blason. Textuellement :

« Ittem es hat zunfft vnd Stuben liecht kufft / Petter Zetteres (sic) vff Sonttag Madalena« tag I ym Yahr das man 1548 yar (sic) vnder demi / Zunff meister Mathis Roppolt vnd cost« die I Zunfft ein ïï vnd Stuben Eecht andtert / halben Gidden vnd ein fuerdteil Wins / vnd« Vj JEllen Dischlachen vnd iiij S) dem Kneclit vnd ein U Wachs vnd ein /3 fur den Schilt. »

Si Peter Zetter avait été fils de bourgeois, son père serait mentionné dans les susdits Gewerfsbiicher,entre 1489 et 1531, époque ces registres sont nombreux. On remarquera d'ailleurs que Peter était tanneur etque c'est seulement son fils Médard qui est signalé ou connu comme peintre-verrier à Mulhouse.

Une autre preuve que Peter Zetter était un immigré, réside dans le fait qu'il n'est reçu bourgeois queneuf années après son entrée dans la corporation des Bouchers, au lieu de l'être au moment de son mariage quisuivait, anciennement, toujours d'assez près l'affiliation à une corporation. Voici, d'ailleurs, le texte exact desa réception à la bourgeoisie, avec plusieurs autres postulants, copié sur le Ratlisprotokoll de l'année 1557,folio 60 :

« Mittwuch denn iij' RornungsStatt Burgrecht

« Nachstehenden Personen ist, vff ir / bittlichs Ansuchenn, der Statt Burgrecht ver- /« lichen wordenn, ivie Bruch vnd Recht / ist ; namlichenn Hannss Louio, haffner, / Jung Jacob« Schonn, Gilg Benner, Hannss / Landtzmann, Vytt Mengel, Dauidt Rappolt / Bernliardt« Wagner, Petter Zetter, Hanss / Velwer, Hanss Michel Boge. »

Enfin, une troisième et dernière preuve, absolument péremptoire celle-, de notre opinion, quant à laqualité d'étranger de Peter Zetter N° 1, découle d'un document des Rathsprotokolle, du 17 février 1574, danslequel il est fait défense au susdit, sur la demande des maîtres tanneurs (Rothgerber) de Mulhouse, de vendre ducuir rouge sur place, parce que, dit l'arrêté, « il n'a pas appris ce métier », suivant la coutume de la ville (nacliloblichem Gebruch). Peter Zetter était en effet simplement mégissier (Weissgerber).

Maintenant, d' notre Zetter était-il originaire ? 11 nous est impossible de rien préciser à cet égard, maisl'on verra par la lecture attentive de cette introduction que le berceau de la famille doit se trouver en Allemagne,dans les pays rhénans. En effet, dans le Palatinat, dans les environs immédiats de Neustadt an der Haardt, viventencore aujourd'hui des Zeter , orthographe qui, anciennement, a aussi été souvent usitée à Mulhouse. On trouveraplus loin un chapitre spécial consacré à ces derniers, ainsi qu'à des nobles de Zetter , qui ont existé au xvi e etxvn e siècle à Francfort-s/M. et à Hanau. D'un autre côté, à Roth am Sand, non loin de Nuremberg (Bavière),nous avons trouvé des Zetter authentiques, qui y paraissent pendant la seconde moitié du xvi e siècle, disparaissantensuite complètement, pour être remplacés un siècle et demi plus tard par une branche de la souche mulhousiennedu nom. Nous reviendrons un peu plus loin sur ces premiers Zetter de Bavière.

i) Propriété de M. Karl Franck, conservateur du Musée historique.