Les anciens aimaient assez à rappeler sur les portraits etmonuments funéraires le genre de mort des personnes. C'estainsi que l'on trouve à Haeltert, près d'Alost, sur le socled'un petit monument, érigé à la mémoire d'un garçon dequatorze ans, tué à la chasse par un coup de fusil, deux por-traits du défunt : le premier le représente partant pour lachasse, son fusil à la main, l'autre couché sur le dos aprèsl'accident 1 .
Ainsi que nous l'avons prouvé plus haut, les tableaux ontété peints après la mort de Livine de Welle, dite de Cats. Ilne nous a pas été donné de préciser l'époque exacte de leurexécution, mais nous savons qu'elle eut lieu avant le décèsde Charles Micault, savoir avant le n mai 1559. Cette certi-tude quant à l'époque de la confection confirme nos conclu-sions présentées plus haut et basées sur l'observation descaractères de style et de peinture décelés par nos tableaux.
Ce fut évidemment Charles, chef de la famille, qui, de con-cert avec ses frères et sœurs et les maris de ces dernières,commanda le triptyque et, d'après toutes les probabilités,celui-ci orna, depuis, l'autel fondé par le chevalier Jean Mi-cault en l'église des SS. Michel et Gudule, à Bruxelles.
1 Voici l'épitaphe de ce petit monument :
« Hier is verongelulit onbedachtAndries Coppensop die jacbtOud 14 jaren
Bii God dut rpjn £ici mach ten liemel varen.
Peijst op mi}.
Sur le socle ces chronogrammes:
geLYC/e M en Daer aCliter sletDat es.CLacr aen M Y gesChletP 1 Coppens. Fait à Viane 1753.
Le nom du sculpteur forme un rébus flamand : il y a une tête sculptée, enflamand hop, et les lettres pens.