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« Loin d'être nées d'un sentiment d'ostentation et devanité, les armoiries prirent leur source dans les institutionssociales mêmes l . » Pour bien comprendre l'histoire et lesœuvres d'art du Moyen Age et de la Renaissance, il fallait enrevenir à l'étude du blason, qui en est en quelque sorte laclef. Quel est l'historien ou l'archéologue sérieux, de nosjours,qui oserait nier cette vérité? L'examen approfondi dessceaux et des œuvres d'art armoriés nous apprend unefoule de choses indispensables ; les armoiries sont le refletfidèle des usages et du style de leur temps.
Donc, outre que la présence d'un ou de plusieurs écussonssur une œuvre d'art nous fait connaître celui qui possédait,ou fit exécuter celle-ci, elle nous met en mesure de détermi-ner d'une façon plus ou moins précise le moment de son exé-cution 2 .
Pour ne pas dépasser le cadre imposé à cette étude, et,quoique le sujet soit loin d'être épuisé, force nous est denous en tenir là dans nos appréciations sur le rôle importantassigné à la science héraldique dans les recherches histo-riques et archéologiques.
Constatons une fois de plus que c'est aux seules armoi-ries que nous devons de connaître les personnages de nosdeux tableaux 3 .
1 Comte François van der Straten Ponthoz, V Ombre de lion des Tra^egnies.
Dans un remarquable mémoire intitulé : L'origine des armoiries indiquée dansHemricourt, M.Edg. de Marneffe, attaché aux Archives générales du Royaume,a déterminé, d'après Hemricourt, d'une façon précise, époque à laquelle re-monte l'origine des armoiries et les motifs qui en ont amené l'invention(Bull, de l'Instit. archéol. liégeois, t. XV, 1879).
3 M. le comte de Nahuys nous a donné naguère un éclatant exemple prou-v ant la justesse des paroles que nous venons de dire, et qui, en somme, 11esont que la confirmation des siennes. Voy. Age des volets d'un triptyque histo-rique etc., et Un dernier mot concernant le triptyque historique de Zierik^ée, par lecomte M. de Nahuys (T. II de nos Annales, i re livr. pp. 197-204 et 215-217).
3 La loyauté nous fait un devoir de constater que déjà M. Fétis a reconnudans ces armes celles de la famille Micault ; mais nous croyons devoir ajouter