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états de Brabant, les Magistrats d'Anvers déclarèrent:mereri raras viri virlutes ut qui loti Provinciae futurusesset omamento, is haud gravate ea civilate donciretur,uhi praires, sorores, uterque parens, aliique rétro majo-res hune aê'rem primum hausere. « Remarquons bien— c'est ainsi que conclut M. Du Mortier — que ce» n'est pas ici une simple affirmation, c'est un fait authen-« tique posé par le sénat d'Anvers, qui déclare aux trois» ordres des Etats, que tous les frères et soeurs, et par«conséquent Pierre-Paul, sont nés à Anvers. C'est donc« là, sinon un acte de naissance, du moins un acte de» notoriété , qui en est l'équivalent ') ».
De tous ces faits que résulte t-il? — D'après M. Du Mor-tier, ceci: Le fait de la naissance de Philippe Rubens àCologne en 1Ï574 est incontestable: d'autre part, 1 inter-nement du père Jean Rubens à Siegen à cette même époqueest également hors de doute. Il est impossible de com-biner ces deux faits, à moins de supposer que des rai-sons d'une importance majeure aient décidé la mèreRubens à quitter Siegen pour mettre son enfant aumonde à Cologne. M. Du Mortier va nous expliquertout à l'heure ces raisons.
Or, une fois le fait admis que Marie Rubens aitquitté son domicile à Cologne pour aller faire ses cou-ches ailleurs, rien n'empêche que le même fait ne se soitreproduit une seconde fois. Seulement cette fois-là ellene s'est pas décidée en faveur de Cologne. — Après quela paix de Marche eut rouvert la patrie aux malheu-reux exilés, c'est Anvers qui a eu sa préférence. C'estlà que Marie Pypelincx a donné le jour à ce célèbre
1) Du Mortier , 1. c. , p. 53 , 54.