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se trouvait à Siegen pour une raison bien simple. Elley était venue pour soigner sa fille en couches oupour fêter ses relevailles. Rien de plus communmême de nos jours — ; mais je m'abstiens à défaut dedocuments. Le succès obtenu par M. Ennen n est pasde nature à m'engager à imiter son exemple.
Félix quem faciunt aliéna pericula cautum.
Tout ce que je conclus de mes documens, c'est qu'au mi-lieu du mois de Juin Marie Rubens et sa mère se trouvaientà Siegen ; • qu'en y présentant une requête d'assez grandeportée au souverain du lieu, elle devait du moins lais-ser à celui-ci le temps de réfléchir avant de prendreson dispositif. Les princes Allemands ne sont guère promptsà se décider, et nous n'avons pas le moindre indice quele comte Jean ait condescendu à une demande, que dureste il ne pouvait accorder sans avoir consulté le Princed'Orange et obtenu son aveu. On conviendra que parces raisons, et abstraction faite de la grossesse fort avan-cée de Marie Rubens, il devient de plus en plus impro-bable qu'elle ait pu s'éloigner de Siegen dans les der-niers quinze jours du mois de Juin 1577 , et qu'alorsplus que jamais elle devait s'abstenir de toute démarcheéquivoque, comme aurait été un départ subit, soit pourCologne, soit pour Anvers. Si les anciennes traditionsqui fixent le jour de naissance de Pierre-Paul Rubensau 27, 28 ou 29 du mois de Juin 1577 ont un fon-dement de vérité, il est presque inévitable de conclureque le grand peintre est né à Siegen ').
1) J'en conviens, ce raisonnement perd de sa force dès qu'on admet avecM. Ennen, sur la foi de Gevartius, que Rubens est né dans le mois de Mai.Voyez Ennen , p. 22. La mère — dira-t-on — sera retournée avec safille à Siegen après avoir assisté à ses couches à Cologne. Dans ce cas là