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Les Rubens a Siegen : ma réponse à MM. Le Dr. L. Ennen et B. C. du Mortier ; avec un fac-similé
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a. 14 Juin 1 "177. Marie Rubens au comte Jean deNassau, de Siegen. Depuis la pacification des Pays-Baselle s'est enhardie à s'adresser au Prince d'Orange pour quela famille désolée pût enfin avoir sa part du bon-heur que le nouvel état des choses promettait aux habi-tans des Pays-Bas. Kl le s'adresse également au comte,parce que c'est lui qui s'est porté garant envers son frèrele Prince d'Orange de la captivité de son mari. Ellele supplie de lui permettre de retourner dans lesPays-Bas auprès de ses vieux parens. Si c'est possible ,avec son mari, qui dans ce cas se soumettrait aux mêmesconditions qu'à Siegen, et ne changerait que de lieud'emprisonnement. Comme tel elle propose Nispen, villagepeu éloigné de Bergues-sur-le Zoom, avec la facultéde fréquenter de temps en temps cette ville; si non ,au lieu de Nispen, la ville de Lierre en Brabant, où sesparens occupent une maison '). Si malgré ses instancesil reste interdit à son époux de franchir les frontièresdes Pays-Bas, que du moins l'endroit de sa réclusion ensoit aussi voisin que possible : qu'au lieu de Siegen il luisoit concédé d'habiter soit Aix-la Chapelle, soit Duisbourg,soit quelque autre ville du territoire de Clèves ou de Juliers.

b. Même date. Claire Pypelinckx au comte Jean, de

donné l'analyse dans mon Kuwelijh van Willem van Ovanje , p. 140, 141,et M. Gachet en a fait le résumé, 1. c. p. 293. De même le contrat du15 Juin 1578, en vertu duquel J. Rubens a été remis en liberté, a étépublié dans mon ouvrage précité, p. 167 et 168, et édité de nouveaupar M. Du Mortier , 1. c. p. 66—68.

1) Ceci explique comment c'est bien à Lierre que mourut Claire, filleule desa grand'mère et deuxième fille des époux Rubens, le 25 Novembre 1580.Voyez Veraci-iter , 1. c. p. 11. Les enfans de Jean Rubens visitaient assezsouvent leurs grands parens. Marie Rubens écrit le 11 Juin 1571 à sonmari : // Sy (mes parens) en scliryven my anders niet, dan dat myn moe-« der wat sicck heeft geweest, maer weder gebetert is ende dat ons Hans-" ken seer willecom sal syn ende sy blyde syn datse eenen vaii den onsen* by hun liebben sullen, eenen paut der liefden. *