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unes des autres, ou plutôt parce que les armoiriesne sont devenues véritablement stables dans les fa-milles que depuis les expéditions de la terre sainte,dont plusieurs membres de la maison qui m'occupe,ont fait partie ; expéditions, pendant lesquelleschacun prit les armoiries suivant la bannière deson chef, pour être reconnu des siens, et qu'il con-serva dans la suite par vanité. Cette diversité d'ar-moiries se fait remarquer dans toutes les famillesdont la noblesse date avant les croisades de Saint-Louis (1): Les généalogistes français prétendentque ce n'est qu'avec le 13 e siècle que les armoiriessont devenues héréditaires et stables dans les fa-milles ; cependant en cela ils ne sont pas d'accordavec les généalogistes allemands, qui, s'appuyantd'une foule d'anciens documens, soutiennent qu'enAllemagne, où les tournois ont beaucoup con-tribué a l'adoption des armoiries, chaque maisonnoble avait déjà long-temps avant le 12 e siècle , sesarmoiries propres qui passaient du père au fils. Ilest sûr qu'on trouve des descendans de la maisonqui fait le sujet de ce Mémoire, portant avantle 12 e siècle les uns, d'argent à trois croisettesrecroisettées de gueule, mal ordonnées (2), et les
(1) Voy., par exemple, les généalogies des très-ancien-nes maisons de Leuvendael, de Linden, de Borselle, etc.,qui ont donné plusieurs branches, portant des armoiriesdifférentes.
(2) On pensé que ceux-ci appartenaient à la brancheaînée et les autres, portant les trois cœurs, à la branchecadette. 2