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2 Pt. 1 (1843)
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309
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SUR LES OUVRAGES DE M. CARÊME. 3t>9

leurs sujets, s'ils veulent en être suivis: car, ainsique le dit M. dOulrepont, dans ses Promenadesd un solitaire , les hommes ne vont où on les mèneque lorsqu'on les mène où ils veulent aller. J'ajoute-rai que fort souvent ils sont plus pressés d'y allerque leurs chefs de les y conduire. Témoin les Russcr,,qui, las de ne manger dans leur pays que du gruauet du caviar , ont pour ainsi dire entraîné le czaravec eux jusqu'aux fertiles contrées que baigne lamer Noire , où ils se promettaient de prendre quel-ques bons repas, et d'où ils ne sont repartis en effetqu'après s'ètre bien restaurés. Les cabinets avaientdù s'y attendre : ils avaient dù prévoir que les Russesne s'accommoderaient plus de leur cuisine après avoirconnu la nôtre. Du reste, ce n'est pas à nous de nousrécrier sur cette excursion gastronomique, ni de taxerles Russes d'indiscrétion , nous qui fûmes quinze anstraités gratis à table d'hôte dans le Nord et dans leMidi. Mais, d'un autre côté, nous savons trop ceque nous a eoùté leur entretien , pour ne pas compa-tir à la détresse du sultan , si, comme on le présume ,il est obligé d'essuyer une seconde visite de ses hôtes,qui seront d'autant plus insatiables qu'ils aurontjeûné plus long-temps dans leurs quartiers d'hiver.Quoi qu'il en sait, ì'inléret commun exigerait que legrand - seigneur s'exécutât de bonne grâce , commenous l'avons fait en pareil cas. II importe à l'Europeque les Moscovites soient civilisés. INous avons com-mencé leur éducation, que les Mahométans l'ache-vent.

On voit, par tout ce qui précède, que la condi-tion de Inhumanité fut constamment subordonnée