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TROISIÈME PARTIE.
et dont on réglera rétendue sur le nombre de cespoissons qu'on y veut entretenir; mais, plus il seraspacieux, plus il sera convenable. II doit être om-bragé en partie, et son fond sera de sable ou de mar-ne, avec quelques endroits bourbeux dans lesquelsles anguilles se retirent pendant l'hiver. La nourri-ture consistera en débris de cuisine, en entrailles detoutes sortes d'animaux , en fruits, en glands concas-sés, en marc de raisins, etc. Elles sont très friandesdes fruits du hêtre et du cormier.
Les étangs de Cornachio , près de Yenise, sont desanguillères naturelles d'un rapport considérable, etles habitants y font le commerce d'anguilles danstoute ritalie. C'est, au rapport de M. l'abbé Spallan-zani ( Voyage dans les Deux Siciles , t. 46; p- '4 1et suiv. , de In traduction élégante de M. Toscan),une lagune de i3o milles de circonférence, divisée enquarante bassins entourés de digues, qui tous ont unecommunication constante avec la mer. Les eaux deces divers bassins, éprouvant le flux et le reflux de lamer Adriatique, s'épurent dans une agitation conti-nuelle , et se débarrassent des herbes , des roseaux etde tous les corps étrangers qui viennent flotter àleur surface. Les anguilles affluent dans ces bassinsaussitôt après leur naissance; elles ne cherchent plusà en sortir jusqu'à ce qu'elles soient ad ailes. La pé-ché de la lagune de Cornachio est tellement abon-dante, qu'elle fait l'unique occupation d'un grandnombre d'hommes qui vivent constamment an mi-lieu de leurs marais, Pour faire juger de 1 impor-tance de cetle pêche, M. Spallanzani dit que, dans lebassin de Caldirola,qui a 6o milles de circonférence,