traité des grosses pièces de caiìpes m
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plus extraordinaire fut pêchée à Bischofshouse , prèsde Francfort-sur-l'Oder : elle pesait soixante-dix li-vres; on la porta d'abord en Angleterre , en i5i4 ;puis, en x56o , elle fut en Danemarck , et, quelquesannées après, elle passa en Suède , et de là en Hol-lande. Quand on pense que ce poisson vit plus d'unsiècle (on en cite qui avaient près de deux cents ans),on n 'est, point étonné d'en voir d'une grosseur aussiextraordinaire. On prétend qu'avant la révolutionde 93, il se trouvait dans les eaux du parc de Fontai-nebleau des carpes d'une grandeur si prodigieuse ,qu'elles étaient un objet de curiosité pour les gensde la cour et pour les étrangers qui visitaient laFrance.
Après les carpes du Rhin, on cite celles de la Loi-re, dont les eaux sont rapides ; les carpes de Seinesont cependant plus estimées. Celles qui sont pêchéesdans les lacs et les étangs ont contracté un goût devase qui en rend la chair désagréable et malsaine ;cependant, si ces carpes sont déposées dans des vi-viers exposés au courant rapide des rivières dont leseaux sont claires, en moins d'une année elles ne sontplusrecounaissables ; la chair en est plus délicate etplus saine.
En Angleterre , pour rendre la chair de la carpeplus savoureuse et plus nutritive, on est dans l'habi-tade de châtrer ce poisson. C'est au pêcheur SamuelTull que l'on doit ce procédé.
La chí.ir des carpes laitées est plus estimée que celle'les carpes œuvées : c'est un aliment léger et de faciledigestion ; il convient à toutes sortes d'âge et de tem-pérament. La laitance surtout est considérée commeII. 12