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2 Pt. 1 (1843)
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88
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88 TROISIÈME PARTIE.

de sel. On en prend également dans la Loire, laGaronne, le Rhône, le Pô, le Rhin, la Moselle, leDemble, l'Elbe et l'Oder. 11 remonte ces eaux doucesen faisant la chasse aux saumons avec acharnement ;il y devient gras , délica-t, et d'un goût exquis. Ontrouve également des esturgeons dans le Tanaïs, dansle Volga, dans la mer Noire, dans la mer Rouge,dans le Pont-Euxin, puis dans l'Océan et la Médi-terranée. C'est surtout dans la mer Caspienne que lapêche de l'esturgeon est abondante ; aussi les Russesen tirent-ils parti avec avantage : avec la vésicule dugrand esturgeon , ils obtiennent la colle de poisson ,devenue d'une si grande utilité dans la cuisine mo-derne; avec les œufs, ils préparent le caviar, dont ilssont grands amateurs; ils en envoient de petits barilsdans toute l'étendue de l'empire russe, puis en Alle-magne, et même en Italie; mais ce ragoût d'œufsdepoisson, salé d'abord , et conservé ensuite dansl'huile et le vinaigre, ne convient point du tout aupalais fin et délicat des Français. La chair del'estur-

poui suivi: <;t, eu s'élançant pour atteindre son adversaire, le poisionest «ì grande partie retombé sur le gravier. Là, pendant quil f® 311de vains efforts pour rentrer dans l'eau, cinq à six pêcheurs se soutpie-eipités sur lui avec des filets-harpons La lntte a été,vive: 1 un deux a eule doigt presque emporte. L'animal enfin a été forcé de céder à J° urefTorls.

a C'était un esturgeon, pesant 74 livres, qne les curieux s empressaientd'aller voir à la halle, lorsque le propriétaire riverain la réclamé, le»pêcheurs ont soutenu qu'acquis à leurs risques et pér.ils, il devait leurappartenir. La police est intervenue; le poisson a été transporte ■< •mairie, 0(1 doivent être définitivement fixées les destinées futures de ceénorme poisson. »