Druckschrift 
1 Pt. 1 (1843)
Entstehung
Seite
LXXVI
Einzelbild herunterladen
 

!

|s

f

M

bi

li

-

lxxvj

Les chants, qui avaient lieu vers le troisième ser-vice, perdirent leur sévérité antique; ils ne furentplus exclusivement employés à célébrer les dieux,les héros et les faits historiques; on chanta l'amitié,le plaisir et l'amour, avec une douceur et une har-monie auxquelles nos langues sèches et dures ne pour-raient jamais atteindre.

Les vins de Grèce, que nous trouvons encore ex-cellents, avaient été examinés et classés par les gour-mets , à commencer par les plus doux, jusqu'auxplus fumeux. Dans certains repas , on en parcouraitl'échelle tout entière ; et, au contraire de ce qui sefait aujourd'hui, les verres grandissaient à raison dela bonté du vin qui y était versé.

Les plus jolies femmes venaient encore embellirces réunions voluptueuses.

Des danses, des jeux, et des divertissements detoute espèce, prolongaient les plaisirs de la soirée.On respirait la volupté par tous les pores; et plusd'un Aristippe, arrivé sous la bannière de Platon ,fit retraite sous celle d'Epicuro.

Les savants s'empressèrent à l'envi d'écrire surun arí qui procurait de si douces jouissances. Platon,Athénée et plusieurs autres, nous ont conservé leursnoms. Mais, hélas! leurs ouvrages sont perdus; ets il faut surtout en regretter quelqu'un , ce doit êtrela gastronomie d'Archeslrate, qui fut l'ami d'un desfils de Périclès.

« Ce grand écrivain, dit Théotine , avait parcourules tei res et les mers pour connaître par lui-mêmece quelles produisent de meilleur. U s'instruisaitdans ses voyages, non des moeurs des peuples, puis-