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1 Pt. 1 (1843)
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LXXI
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Ixxj

l 'habitude. Les palais les plus délicats s'arrangenttrès bien des saucissons d'Arles, des martadelles , dubœuf fumé de Hambourg , des anchois, des harengspecks , et autres pareils qui n'ont pas passé par lefeu, et qui n'en réveillent pas moûts l'appétit.

DÉCOUVERTE DU FEU.

Après qu'on se fut régalé assez long-temps à lamanière des Croates, on découvrit le feu; et ce futencore un hasard , car le feu n'existe pas spontané-ment sur la terre : les habitants des îles Mariannesne le connaissaient pas,

CUISSON.

Le feu une fois connu, l'instinct de perfectionne-ment fit qu'on en approcha les viandes, d'abordpour les sécher , et ensuite on les mit sur des char-bons pour les cuire.

La viande ainsi traitée fut trouvée bien meilleure ;elle prend plus de consistance , se mâche avec beau-coup plus de facilité; et l'osmazone , en se rissolant,l'aromatise, et lui donne un parfum qui n'a pas cesséde nous plaire.

Cependant, on vint à s'apercevoir que la viandecuite sur les charbons n'est pas exempte de souillure,car elle entraîne toujours avec elle quelques partiesde cendres ou de charbon dont on la débarrasse dif-ficilement. On remédia à cet inconvénient en laperçant avec des broches qu'on mettait au-dessusdes charbons ardents, en les appuyant sur des pierresd'une hauteur convenable.