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monde; et ses moyens d'attaque sont très bornés,tant qu'il n'est pas armé.
Mais l'instinct de perfectionnement attaché à sanature ne tarda pas à sc développer; le sentimentmême de sa faiblesse le porta à chercher à se fairedes armes; il y fut poussé aussi par l'instinct carni-vore, annoncé par ses dents canines; et dès qu'il futarmé, il fit sa proie et sa nourriture de tous les ani-maux dont il était environné.
Cet instinct de destruction subsiste encore. Lesenfants ne manquent jamais de tuer les petits ani-maux qu'on leur abandonne; ils les mangeraients'ils avaient faim.
Iì n'est point étonnant que l'homme ait désiré senourrir de chair: il a l'estomac trop petit, et lesfruits ont trop peu de substances animalisables poursuffire pleinement à sa restauration. II pourraitmieux sc nourrir de légumes ; mais ce régime sup-pose des arts qui n'ont pu venir qu'à la suite dessiècles.
Les premières armes durent être des branchesd'arbre; et plus tard, on eut des arcs et desflèches.
11 est très digne de remarque que partout, où on atrouvé l'homme, sous tous les climats, à toutes leslatitudes, on l'a toujours trouvé armé d'arcs et deflèches. Cette uniformité est difficile à expliquer.On ne voit pas comment la même série d'idées s'estprésentée à des individus soumis à des circonstancessi différentes ; elle doit provenir d'une cause qui s'estcachée derrière le rideau des âges.
La chair crue n'a qu\m inconvénient, c'est de s'at-
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