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oublié de prendre son mouchoir ou sa tabatière,Dunan s'apercevait de suite lequel des deux l'erripe-reur avait oublié dans son cabinet; il allait aussitôtchercher l'objet oublié , et son maître lui en témoi-gnait sa satisfaction.
Un jour l'empereur lui dit: « Mais, Dunan, vousêtes devin, pour savoir toujours lequel des deux j'aioublié, de mon mouchoir ou de ma tabatière.—Sire,répondit le fidèle serviteur, j'ai remarqué que VotreMajesté avait l'habitude de placer sa tabatière dansîa poche gauche etson mouchoir dans la poche droite;lorsque Yotre Majesté est à table , dès qu 'elle cher-che dans ses poches, je remarque dans laquelle , et jem'aperçois de suite quel est l'objet qu'à oublié YotreMajesté. Je suis heureux que cette attention soitagréable à Votre Majesté. » L'empereur le remerciaavec bonté.
Un jour, à la suite du déjeuner, il avait avec sesgénéraux une conversation assez vive sur des sujetsimportants. Son maître-d'hôtel, ayant fini son ser-vice, allait se retirer, lorsque l'empereur, se retour-nant, lui dit : « Restez, Dunan, vous n'êtes point detrop ici. »
Une autre fois, également sortant de table , un descourtisans de Napoléon s'aperçut que sa tabatièreétait vide et s'empressa de la faire remplir. L'empe-reur reçut sa tabatière , l'ouvrit, jeta au feu le tabacqu'elle contenait, et fit signe à son maître-d'hôtel delui en donner lui-meme. ( Quel pied de nez pour lecourtisan !)
Après le terrible incendie de la salle du bal duprince de Schwartsemberg, Dunan n'avait, quittél'em-