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tage , un relevé et un plat de rôt ; son garçon, aussiChinois, venait tous les jours, à cinq heures préci-ses , à la cuisine de l'empcreur, y chercher deux pe-tites entrées et deux petits entremets, dont un dedouceur.
Lorsque le général Montholon ne dînait pas avecl'empereur, on lui servait dans son appartement unpotage , deux petites entrées, un rôt et deux entre-mets , le tout sur des assiettes. Ensuite, le cuisinierde Napoléon servait deux petites entrées pour la ta-ble du médecin de l'empereur, et des deux prêtresqui desservaient sa chapelle.
A la table des offices, il y avait dix personnes,et M. Chandelier y servait un potage , le bœuf, deuxentrées et deux entremets.
L'empereur , vers la fin de sa vie , devint moinssatisfait de sa cuisine. Son goût se perdait de plus enplus, et la sensualité n'avait plus d'attrait pour lui ;d'ailleurs, quoique sa nourriture fût préparée avecle plus grand soin, que pouvait le talent du cuisiniercontre les continuels obstacles qu'il rencontrait, etles provisions détestables que le gouverneur envoyaitméchamment à ce grand homme. Mon confrère m'aassuré que, dès que l'empereur eut quitté cette terrede douleur , les provisions qu'il reçut encore pendantprès d'un mois avant de quitter l'île étaient de meil-leure qualité. L'histoire transmettra ces faits à la pos-térité, et les générations à venir ne pourront quemaudire l'homme qui tyrannisa si lâchement celuiqui avait commandé à notre continent.
M. Chandelier me dit qu'avant, son arrivée dansl'île , il prit un jour fantaisie à l'empereur de com-