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ba malade à bord du bâtiment qui se trouvait sur lepoint de partir ; il resta en Angleterre, et revint en-suite à Paris.
Arrivé à l'ile Sainte -Hclène, Lepage reçut dans sacuisine deux aides chinois et deux garçons aussi chi-nois. II fut sans doute le premier cuisinier françaisquise trouva dans une position aussi difficile : quatre hom-mes chinois pour l'aidcr dans son travail. Je le ré-pète , cette position est la pire que jamais homme debouche puisse éprouver. Mais le cuisinier françaisfait le tour du monde, et son génie culinaire doitsurmonter tous les obstacles.
Cependant M. Lepage , après avoir servi l'empe-reur deux années, était devenu chagrin , souffrant ettrès irritable ; il se prit un jour de mots avec un va-let de chambre, et, tout honteux et malade , il de-manda sa démission et rentra en Europe. L'empe-rcur peu satisfait de la conduite de ce serviteur, lelaissa aisément partir, et chargea M. Piéron , sonchef d'office, de commander son dîner et d'en surveil-ler la préparation par les quatre cuisiniers chinois;mais ce brave serviteur, dévoué à l'empereur, s'en oc-cupa spécialement, en devenant le cuisinier et l'offi-cier tout à la fois. Ces faits sont bien honorablespour M. Piéron, qui en reçut sa récompense en de-venant par la suite maître-d'hôtel de Napoléon.
A cette époque arriva dans 111e l'ambassadeurd'Angleterre, lord***, qui revenait de la Chine.Son cuisinier, anglais de nation , entra au service de1 empereur, que l'ambassadeur vénérait lui-même.Mais la position du cuisinier élait peu tenable parla vapeur gazeuse du charbon de terre (le seul qui se