346 LES VINS DE FRANCE.
Nous retrouvons ici Je poëte du vin blanc, comme il l'a été du vin rouge,M. Biarnez.
Des lieux où le Ciron en serpentant bouillonne
Et vient mêler son onde aux flots de la Garonne,
On voit se dessiner en groupes gracieux
Les monts où s'élabore un nectar précieux.
Qu'ici le voyageur en passant se prosterne,
Car ces coteaux sont ceux de Bomme et de Sauterne!
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Le Ciron, en effet, est un délicieux petit cours d'eau qui gazouille et courtsous de frais ombrages, s'amuse à égayer les parcs des opulents châteaux,sur la route, et s'exerce çà et là à faire tourner follement des roues demoulin.
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Í1 y a là de temps en temps des doitìs plantureux de Normandie, mais cesont des vignes célèbres qui se regardent dans ses eaux, au lieu d'être devulgaires pommiers. Nous laissons sur la gauche le Château-Vigneau, un crude premier ordre, qui appartient à M« de Pontac, cru dont le vuij présenté àl'Exposition de 1867 en concurrence avec les vins les plus célèbres des bordsdu Rhin, èut la gloire d'átte déclaré de tout point supérieur par un juryémérite composé d'Allemands, d'Anglais et de Français; puis, sur la droite,on rencontre son émule, le Château-Peyraguey, propriété de M. le comteT anneguy-Duchâtel.
Puis enfin, au détour d'une route, on se trouve tout à coup en présenced'un panorama splendide où les croupes chargées de vignes, aménagées avecun soin merveilleux, se succèdent par étages, dominées par de vieillesconstructions seigneuriales, des tours, des créneaux, des mâchicoulis, destoits aigus.
Nous sommes devant Château-Yquem.
— Eh bien, à la bonne heure, voilà un château ! dit mon petit Gontranen soulevant son chapeau.
Voilà qui véritablement ne manque pas de chic et possède un certain œil.