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ODE.XIII.Je goûte loin des allarmes,Des Muſes l'heureux loiſir;Rien n'expose au bruit des armesMon silence & mon plaisir.Mon cœur content de ma lyre,A nul autre honneur n'aſpire,Qu’à chanter un si doux bien.Loin, loin, trompeuse fortune,Et toi faveur importune;Le monde entier ne m'est rien.XIV.En quelque climat que j'erre,Plus que tous les autres lieux,Cet heureux coin de la terreMe plaît & rit à mes yeuxLà pour couronner ma vie,La main d'une Parque amieFilera mes plus beaux jours;Là reposera ma cendre;Là Tyrcis * viendra répandreLes pleurs dûs à nos amours.Mr. l'Abbé de Langeron.