ODE.De ce nectar je m'enyvre,Et les Dieux en sont jaloux.De la Cour flateurs mensonges,Vous ressemblez à mes songes,Trompeurs comme eux, mais moins doux.XI.A l'abri des noirs orages,Qui vont foudroyer les Grands,Je trouve sous ces feuillagesUn azile en tous les tems:Là pour commencer à vivre,Je puise seul & sans livreLa profonde vérité;Puis la Fable avec l'HistoireViennent peindre à ma mémoireL'ingénuë antiquité.XII.Des Grecs je vois le plus sage,Jouët d'un indigne sort,Tranquile dans son naufrageEt circonspect dans le port;Vainqueur des vents en furie,Pour sa sauvage PatrieBravant les flots nuit & jourO! combien de mon bocageLe calme, le frais, l'ombrage,Méritent mieux mon amour !* Ulysse.
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XIII. Je