ODE.Qui tombe, écume, & s'enfuit;Où deux Isles fortunées,De rameaux verds couronnées,Font pour le charme des yeuxTout ce que le cœur désire.Que ne puis-je sur ma lyreTe chanter du chant des Dieux?VI.De Zéphir la douce haleine,Qui reverdit nos buissons,Fait sur le dos de la plaineFloter les jaunes moissons,Dont Cérès emplit nos granges.Bacchus lui-même aux vendangesVient empourprer le raiſin ;Et du penchant des collines,Sur les campagnes voisinesVerse des fleuves de vin.VII.Je vois au bout des campagnesPleines de sillons dorez,S'enfuir vallons & montagnesDans des lointains azurez,Dont la bizarre figureEst un jeu de la nature.Sur les rives du Canal,Comme en un miroir fidelle,L'horison se renouvelle,Et se peint dans ce cristal.G88 3
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VIII.