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ODE.IIIDès que la vermeille AuroreDe ses feux étincelansToutes ces montagnes dore,Les tendres agneaux bêlansErrent dans les pâturages ;Bientôt les sombres bocagesPlantez le long des ruisseaux,Et que les Zephirs agitent,Bergers & troupeaux invitentA dormir au bruit des eaux.IV.Mais dans ce rude paysageOù tout est capricieux,Et d'une beauté sauvage,Rien ne rappelle à mes yeuxLes bords que mon fleuve arrose,Fleuve, où jamais le vent n'oseLes moindres flots soulever,Où le Ciel serein nous donneLe Printems après l'Automne,Sans laisser place à l'Hyver.Solitude, * où la riviéreNe laiſſe entendre autre bruitQue celui d'une onde claire* Carenac, petite Abbaye sur la Dordogne qu'il avoitalors.
Qui