DE TELEMAQUE. Liv. XXI. 367tr'aimer; que la terre est trop vaste pour eux; qu'il faut bien avoirdes voisins, & qu'il vaut mieux en avoir qui vous soient obligezde leur établissement. Soyez touchez du malheur d'un Roi qui nepeut retourner dans son pays. Polydamas & lui étant unis ensem-ble par les liens de la justice & de la vertu qui sont les seuls dura-bles, vous entretiendront dans une paix profonde, & vous ren-dront redoutables à tous les peuples voisins qui penseroient à s'a-grandir. Vous voyez, ô Dauniens, que nous avons donné à votreTerre un Roi capable d'en élever la gioire jusqu'au Ciel. Donnezaussi, puisque nous vous le demandons, une terre qui vous est inu-tile, a un Roi qui est digne de toutes sortes de secours.Les Dauniens répondirent qu'ils ne pouvoient rien refuser à Télé-maque, puisque c'étoit lui qui leur avoit procuré Polydamas pourRoi. Aussitôt ils partirent pour l'aller chercher dans son désert &pour le faire régner sur eux. Avant que de partir, ils donnérentles fertiles plaines d'Arpi à Dioméde pour y fonder un nouveau Ro-yaume. Les alliez en furent ravis parce que cette Colonie des Grecspourroit secourir puissamment le parti des alliez, si jamais les Dau-niens vouloient renouveller les usurpations dont Adraste avoit donné le mauvais éxemple. Tous les Princes ne songérent qu'à se sé-parer.Télémaque les larmes aux yeux partit avec sa troupe, après avoirembrassé tendrement le vaillant Dioméde, le sage & inconsolableNestor, & le fameux Philoctéte, digne héritier des fléches d'Her-cule.Fin du vingt-uniéme Livre.SOM-
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Les avantures [aventures] de Télémaque, fils d'Ulysse
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