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LES PROMENADES DE PARIS.
terre de jardin, mélangée d'un tiers de terre de bruyère. Les arrosements qu'il faut leur donner doiventêtre proportionnés à la force de végétation qu'ils ont atteint et au degré de sécheresse de l'atmosphère.
Parmi les cinquante espèces ou variétés de Bégonia qui forment la collection du Fleuriste, il fautplacer, en première ligne, les Bégonia fuchsioïdes, prestoniensis, ricinifolia, lucida, discolor, diversifolia,ainsi que les Bégonia hybrida, grandis et Imperator, à feuillage panaché (vojr les chromolithographies).
Les Bégonia qui ornent les appartements pendant l'hiver appartiennent aux variétés dites Bex,Princesse Charlotte, à feuilles marbrées (votr la chromolithographie).
Les Bégonia qui supportent la pleine terre doivent être plantés à l'ombre; mais sans être abritéspar des arbres. Ils préfèrent la terre de bruyère à tout autre compost.
Fig. 178. Palmiers. — Verschaffeltia splendida.
A l'exception du Bégonia discolor qui, pourvu d'une bulbe, peut, s'il est couvert d'une couchede feuilles sèches, passer l'hiver dans les jardins; tous les Bégonia ont besoin d'une bonne serretempérée pour y passer l'hiver. Us doivent être rentrés avant les froids. Ils se multiplient au moyen deboutures faites sous cloche, dans la serre à multiplication.
Vingt-deux espèces de Musa figurent au catalogue du Fleuriste.
Les nombreux essais tentés pour tirer parti de ces magnifiques végétaux ont fait reconnaître quedeux espèces, le Musarosacea (lîg. 179) et le Musa ensete (voir la chromolithographie) pouvaient être utiliséesdurant l'été, comme plante ornementale, dans les jardins. Les autres espèces ou variétés, quoique d'unevégétation très-luxuriante et d'un port majestueux, sont rarement cultivées en plein air; leur feuillagetrop fragile se déchirant au moindre vent.
La culture des Musa exige trois conditions principales : 1° un sol composé, pour moitié, de terre debruyère, puis un quart de terreau de fumier ou de feuilles, et pour le dernier quart, de bonne terre franche ;