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Texte (1867)
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97
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VI

LE BOIS DE BOULOGNE.

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l'amortissement du capital employé à la construction des tribunes; et ils avaient à leur charge l'entre-tien de ces tribunes et celui du champ de courses, à l'exception des massifs plantés, dont la ville deParis a conservé la jouissance et l'entretien.

Les tribunes, commencées en 1856, ont été terminées en 1857, et inaugurées avec un grandsuccès, au mois de mai de cette même année. C'est depuis l'ouverture de cet hippodrome, que le goûtdes courses a pris le développement considérable qu'il atteint aujourd'hui en France. Aussi la dépensedes tribunes, qui a cependant dépassé 400,000 francs, a été rapidement couverte par les recettes; et laville perçoit aujourd'hui la redevance de 12,000 francs, à laquelle le cahier des charges de la concessionlui donne droit.

Disposition des tribunes. Les tribunes se composent de la loge de l'Empereur, pavilloncentral formant saillie sur les autres constructions :

D'une grande tribune à gauche de la loge impériale, en regard de la piste, et destinée aux membresdu Jockey-Club :

D'une tribune à droite, faisant parallèle à cette dernière, et destinée à recevoir les loges des princesde la famille impériale, des ministres, des préfets de la Seine et de police, du conseil municipal, du généralcommandant en chef l'armée de Paris, et des membres des divers clubs de la capitale :

Enfin de trois tribunes à l'usage du public, placées aux extrémités des deux grandes tribunes, et surle même alignement.

Les trois tribunes réservées et la première tribune publique sont comprises dans l'enceinte du

pesage.

Pavillon de l'Empereur. Le pavillon central contient, au premier étage, un grand salonpour l'Empereur et l'Impératrice, au-devant duquel se trouve, du côté du champ de courses, une logeextérieure en bois, et à jour, abritant Leurs Majestés pendant le spectacle des courses. Le salon estdécoré de lambris et de portes en ébène poli. Les murs sont tendus de damas de soie rouge. Un plafondblanc, à caisson, orné de pâtes, complète cette décoration.

Un petit vestibule précède l'entrée du salon, et conduit à l'escalier qui descend dans l'enceinteréservée. Le même escalier s'élève jusqu'à la plate-forme supérieure, il se termine par une tour car-rée en pierres et en briques. Cette plate-forme n'occupe qu'une partie des combles du pavillon. Elle estornée d'une balustrade en bois, et à jour au pourtour, qui permet d'y suivre facilement toutes les péripétiesdes courses.

Le salon impérial est mis en communication directe avec le champ de courses, au moyen de deux largesperrons extérieurs en pierre, protégés par une balustrade également en pierre. Les soubassements de cepavillon central contiennent des salles de service, un bûcher, et l'emplacement du calorifère qui chauiïela salle principale et ses dépendances.

Le pavillon de l'Empereur est construit en pierres et en briques apparentes, en bois de charpenterefait et également apparent ; enfin en menuiserie de chêne découpée, tournée et ornementée. Une pein-ture décorative, imitant des faïences et des bois de diverses essences, a été appliquée pour hâter l'achève-ment d'un travail, que l'emploi de ces matériaux n'eût pas permis de terminer dans le délai prescrit pourson exécution.

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