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Texte (1867)
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LE BOIS DE BOULOGNE.

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Pour assurer la réussite de la transplantation, il faut, en général, conserver autant que possible lesracines, celles- surtout qui présentent le plus de parties chevelues. Il est nécessaire, en conséquence, dedonner à la motte toute l'ampleur que l'on peut obtenir.

Fig. 50. Élévation de l'arrière-tram.

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Fig. 52. Élévation de l'avant-train.

Fig. 53. Plan du chariot.Échelle 0"\02 p. m.

Pour les arbres à feuilles caduques, la dimension des mottes peut varier de 0 m ,80 à 2 m 50, selon lediamètre et l'âge des arbres. A l'égard des arbres à feuilles persistantes, dont les racines se reforment moinsfacilement, il faut toujours, pour en favoriser la reprise, quelle que soit d'ailleurs la force de ces arbres, deti'ès-grosses mottes de près de 2 mètres de diamètre, au minimum.

Pour transplanter les arbres au moyen des chariots, on pratique d'abord autour du tronc, et à unecertaine distance de son pied, un déblai annulaire, afin de pouvoir former la motte. Au fur et à mesureque la fouiJle devient plus profonde, la motte est garnie, selon la nature plus ou moins compacte du terraindont elle est formée, soit d'une enveloppe en branchage, soit d'un cuvelage cerclé en bois, avec bandes defer, armées de us de pression. L'arbre est alors soutenu à J'aide de haubans, et l'on détache la motte duterrain auquel elle adhère par la base, en passant des plats-bords par-dessous, quand elle est encastrée dansun cuvelage en bois, ou en retournant et en nouant les branches, si la motte est entourée de branchages.

L'arbre étant ainsi préparé, on pose au-dessus de la* fouille, deux plats-bords espacés à la mêmedistance que les roues du chariot; puis on pousse ce véhicule sur ces plats-bords, de manière à embrasserl'arbre dans les quatre traverses qui forment le bâti des chariots. La traverse de derrière, au surplus, estrattachée aux traverses latérales par une charnière qui permet de la manœuvrer à volonté, et d'ouvrir ainsiau tronc de l'arbre un passage par il pénètre dans le bâti. La motte est alors prise en dessous, par lacorde ou par la chaîne enroulée sur les treuils de l'appareil. On imprime aux treuils un mouvement derotation, et l'arbre et la motte sont enlevés au-dessus du sol. La traverse de derrière du bâti est ensuiteremise en place; les haubans, amarrés aux principales branches de l'arbre, pour le maintenir droit et solide,