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LES PROMENADES DE PARIS.
Le prix trouvé pour l'arrosage à la tonne étant de 0,00165, il y a, dès lors, une économie considérableà employer l'arrosage à la lance.
Une lance, en tenant compte du temps perdu par suite du passage des voitures et des déplacements,débite 1 litre par seconde; soit 18,000 litres par cinq heures. Elle répand alors, par mètre carré, 3 litres6 décilitres, quantité égale à celle que donne l'arrosement à la tonne. Mais cette quantité est répandueen cinq heures, au lieu de sept.
Arrosage au moyen de tonnes à bras.— Avant l'emploi exclusif de la lance, onavait essayé d'arroser au moyen de petites tonnes contenant 250 litres, et traînées par deux hommes.Une de ces tonnes répandait, par heure, 1,760 litres sur une surface de 4,000 mètres carrés; soit46 centilitres par mètre carré, à la condition d'avoir des points de puisage tous les 100 mètres environ.Pour répandre la quantité d'eau de 50 centilitres par mètre carré et par heure que versent les tonnesattelées de chevaux, il faudrait une tonne à bras par 3,600 mètres carrés de chaussée. La dépense,par jour, s'élèverait alors à 7 fr. 50'; soit 21 millimes par mètre carré, prix supérieur à celui obtenupour les tonnes attelées de chevaux.
Arrosage avec des sels déliquescents.— Un autre mode d'arrosement a été essayéau bois de Boulogne, d'après les indications de M. Cousté, directeur des tabacs et ancien élève de l'Ecolepolytechnique. Ce procédé consiste à répandre sur les chaussées un sel déliquescent. Les essais ontporté d'abord sur le chlorure de magnésium, puis sur le chlorure de calcium. Ce dernier sel, employésur une grande échelle dans les expériences tentées au bois de Boulogne, n'existe pas dans le commerce;mais il peut être obtenu avec les résidus de la fabrication du carbonate de soude, à 3 ou 4 francs les100 kilogrammes 2 . Ce sel doit être fortement calciné, pour lui faire perdre le plus d'eau possible. Il est alorsamorphe et divisé par petits morceaux que l'on pulvérise grossièrement. La poussière en est répandue à lavolée, sur la chaussée. En admettant le prix de 4 francs pour 100 kilogrammes de sel employé, un répandagede 250 grammes par mètre carré coûte 0 fr. 1 c. Sur l'avenue de l'Impératrice, où les principales expériencesont été faites, l'usure rapide de la chaussée, par suite de l'activité de la circulation, a forcé d'enlever lesdétritus tous les huit jours. L'entretien de l'humidité de la chaussée a coûté alors, par jour et par mètrecarré, 0,00143. Le répandage de l'eau coûte à la lance, y compris la valeur de l'eau, 0,000685 3 . L'emploi dusel a donc coûté, sur l'a\enue de l'Impératrice, un peu plus du double de l'emploi de l'eau. Par contre,sur d'autres points du Bois, où les mêmes expériences ont été renouvelées, un répandage de 250 grammesa parfaitement résisté pendant plus de deux mois. L'emploi du sel donne dans ce cas une économienotable sur l'emploi de l'eau.
1. Cette somme est ainsi répartie :
2 hommes à 3 fr. 20 c........................ 6 f 40°
Intérêt et entretien des bouches en plus................. 010
Intérêt et entretien d'une tonne..................... 1 00
Total ........ 7 f 50 e
2. Dans les essais faits au Bois, le sel livré par l'usine de Saint-Gobain est revenu à 15 francs les 100 kilogrammes.
3. Voici comment celte somme se décompose :
Répandage ci la lance........................ 0'000510
Valeur de l'eau, 0 fr. 05 c. le mètre cube, soit 0,0035 x 0,05...... 0 000175
Total ...... 0 f 000685