LE BOIS DE BOULOGNE.
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bitume (système Chameroy). Des robinets à clapet, qui permettent de barrer les eaux à volonté, ontété placés sur les conduites maîtresses, à la réunion des divers branchements. Cesrobinets, moins chers que les robinets-vannes, suffisent au service du bois.
Les prises d'eau pour l'arrosement sont faites au moyen de bouches établies le Iondes routes, et communiquant avec les conduites par un petit branchement. Ces bouchessont formées d'une enveloppe en fonte, terminée à sa partie supérieure par un couvert pialet mobile, qui laisse voir deux têtes de robinet et un tuyau avec pas de a is, sur lequelon Aisse la manche d'arrosage. (Fig. 11.) L'un de ces robinets, manœuvré à l'aide d'unevis, est à mouvement doux et sert au service journalier. L'autre robinet est rarementutilisé. Ouvert, il met en communication la conduite avec la bouche; fermé, il arrête cettecommunication et met la bouche en décharge. Son usage se borne donc à suppléer lepremier robinet en cas de dérangement, et à vider la bouche quand on craint les gelées.
Sur les pelouses, le branchement de prise d'eau est simplement terminé par un robinetordinaire à boisseau, sur la tête duquel on visse la manche d'arrosement. (Fig. 12.) Un petitbloc en maçonnerie, recouvert par le gazon, et un tirant en fer maintiennent l'appareil.Ces robinets ne doivent être employés, toutefois, que sur des conduites que l'on puisse mettreen décharge l'hiver; autrement l'eau gèlerait dans la partie voisine de la surface du sol,et pourrait faire éclater le branchement.
Les pas de^is des raccords sont semblables à ceux dont se servent les sapeurs pompiers de Paris, desorte que les deux matériels peuvent se suppléer en cas d'incendie.
Fig. 11.
Échelle de 0'", 10 p. m.
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Fig. 12.Échelle de 0"',10 p. ni.
Tuyaux pour l'arrosage. — C'est sur ces deux systèmes de bouches que sont \issés lesmanches ou tuyaux au moyen desquels J'eau est introduite dans les tonnes d'arrosement, ou répanduedirectement sur les routes et sur les pelouses. Dans ce dernier cas, les luxaux sont terminés par une lanceanalogue à celle des pompes à incendie; mais armée, en plus, d'un robinet qui permet d'arrêterinstantanément le jet, sans fermer la bouche de prise d'eau.
Les manches des lances ont généralement 12 mètres de longueur et 0 m ,05 de diamètre. Elles sontterminées, à leur extrémité, par des raccords en bronze permettant de les hisser bout à bout sur lesbouches, et aux lances. Ces manches sont en cuir, ou en caoutchouc \ulcanisé, ou en toile. Leurprix est de 7 fr. 50 c. à 8 fr. Je mètre courant en caoutchouc ou en cuir; de 1 fr. 15 c. à 1 fr. 25 c.en toile. Le raccord coûte de 7 à 8 francs. Le cuir a l'inconvénient d'être huileux. Dans les premierstemps, la force de projection de l'eau chasse les corps gras contenus dans ses pores; mais il se durcitensuite par l'absence de graisse, et se coupe alors facilement. Entre les mains des cantonniers des roules,ces manches durent environ deux ans. Les manches en caoutchouc sont plus légères, très-propreset ne donnent lieu à aucun suintement; mais elles ne durent qu'une année. La toile se coupe facilement,traînée, sur le sable et sur le gravier des allées.
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