LE BOIS DE BOULOGNE.
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CHAPITRE IV
DISTRIBUTION GÉNÉRALE DES EAUX FORCÉES. — CANALISATION SOUTERRAINE.
ARROSEMENTS.
Canalisation souterraine. — - Outre les eaux courantes à ciel libre, uniquement destinées àajouter au charme du bois et à y porter partout le mouvement et la fraîcheur, chaque roule carrossable eslparcourue souterrainement par un courant d'eau renfermé dans une conduite, et dont la pression varie,suivant tes diverses parties du bois, de 15 à 30 mètres. Ces eaux servent à alimenter les lacs et les ruisseaux,et à arroser les routes et les pelouses, dans toute l'étendue du Bois. (Voir le grand plan du bois de Boulogne.)
Les travaux de canalisation, dont le promeneur ne se doute guère, sont cependant très-importants,tant par les résultats qui ont été obtenus, que par la dépense considérable à laquelle ils ont donné lieu. Demême que les premiers ouvrages du Bois, ces travaux, exécutés pour alimenter seulement les deux lacs, ontété entrepris au début sans projet d'ensemble, sans que l'on soupçonnât les développements qu'ils nécessi-teraient dans la suite. La conduite maîtresse, établie en 1854, part des réservoirs de la ville, à Chaillot, suitl'avenue d'Eylau, pénètre dans le Bois par la porte de la Muette, arrive en tête du grand lac, contourne lesrives du lac inférieur, alimente sa cascade et remonte ensuite jusqu'au sommet de la butte Mortemart. Sondiamètre avait élé calculé d'après le débit supposé nécessaire pour entretenir le uiveau des lacs. Plus lard, pourarroser les routes qui avoisinent le grand lac, et ou la foule se porte d'ordinaire, des tuyaux secondaires furentgreffés sur cette conduite maîtresse; et le réseau se développa ainsi successivement avec l'ouverture des alléesnouvelles. Mais ces travaux destinés à répondre aux premières exigences du service, n'étaient que provisoires;car la conduite maîtresse, établie spécialement pour le jeu des cascades, ne pouvait suffire à la fois, versl'heure de la promenade, el aux effets d'eau, et à l'arrosemenl des roules. C'est alors que l'on adopla dansl'étude du projet général d'achèvement des embellissements (\u Bois et d'annexion des plaines de Longchamps etdes Sports, la combinaison indiquée dans le chapitre premier, laquelle consiste à faire dériver jusqu'au Bois,pour le service des parties basses de celle promenade, les eaux de l'Ourcq, prises au réservoir de Monceaux.D'un autre coté, l'avenue de l'Impératrice, à la rencontre de l'avenue Malakolf, étant très-rapprochée desréservoirs de Chaillot, une seconde conduite maîtresse d'eau de Seine fut établie sur cette avenue. Cette conduiteentre dans le Bois à la hauteur de la porte Dauphine, suit les allées de l'Étoile, de Longchamps, de laReine-Marguerite, el va se réunir, au sommel de la bulle Mortemart, après avoir traversé le fond desPrinces, à l'ancienne conduite maîtresse de l'avenue d'Eylau. Enfin, les eaux du puits artésien de Passy, plusrécemment introduites dans Je Bois, el uniquement employées aujourd'hui à l'alimentation des deux lacs, )