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Texte (1867)
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LE BOIS DE BOULOGNE.

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CHAPITRE III

ROUTES ET ALLEES

Composition du sol. Si la nature du terrain dont le bois de Boulogne est composén'est pas très-favorable au développement de la végétation, il est fort bien approprié, en revanche, à laconstruction et à l'entretien des routes.

Formé, en majeure partie, de sables provenant d'alluvions anciennes, ce terrain est perméable etprésente, sur les allées non empierrées, un sol généralement sec. On a donc pu conserver, pour les routescavalières et pour les allées de voitures, qui ne sont pas très-fréquentées, le terrain naturel, après l'avoirsuffisamment débarrassé toutefois des cailloux qu'il contenait.

Dans certains endroits le sable est très-fin, très-pur, et par suite très-mobile, un simple répandagede sable plus consistant ou de détritus de routes empierrées a suffi pour donner au sol cet état à demirésistant, recherché avec tant d'empressement parles cavaliers, qui demandent des allées sur lesquelles lecheval laisse, sans s'y enfoncer, l'empreinte de son sabot, cl dont le fond ne soit pas plus dur que la surface.

La nature sablonneuse du sol a procuré également une grande économie dans la confection des alléesempierrées. Le terrain naturel donne, en effet, une forme suffisamment résistante, pour que le cailloutisne s'y enfonce pas; et il n'est cependant pas assez dur pour que les matériaux se brisent entre laforme de la chaussée et les roues des voitures. On a pu dès lors ne donner que 10 ou 12 centimètresd'épaisseur aux chaussées.

Difficultés dans les travaux. Les plaines de Longchamps et des Sports qui s'étendent,au contraire, sur un sol d'alluvion argilo-calcaire se détrempant à la moindre pluie, ont présenté d'assezgrandes difficultés pour la construction des chaussées empierrées. Les tombereaux qui transportaient lesmatériaux coupaient d'ornières la forme de la route, et y faisaient pénétrer les eaux de pluie. Le terrainétait alors tellement mouvant, qu'il refluait souvent au travers de l'empierrement, et formait, sous l'action ducylindrage, de fortes ondulations. Il a fallu enlever, sur plusieurs points des routes de la plaine, lesmatériaux mélangés de terre qui n'auraient jamais fait prise, et les remplacer par une couche inférieure desable et refaire ensuite l'empierrement. Pour éviter, dans les dernières routes construites, de semblablesinconvénients, on a généralisé l'emploi de la couche inférieure de sable à laquelle on donnait 0 m ,15 d'épaisseurenviron. Enfin, sur quelques points, sur l'allée des cavaliers de l'avenue de l'Impératrice, par exemple,on a été forcé de faire un véritable drainage du sol.

Routes princi

pales. Les routes principales sont empierrées et ont une largeur de

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