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INTRODUCTION.
Les formes sont très-variées. Eu voici quelques-unes :
La forme fuselée : Peuplier d'Italie, Cyprès, etc.
— pyramidale : Sapin, Araucaria, etc.
— en parasol : Cèdre, Catalpa, etc.
— sphérique : Saule, Tilleul, Marronnier, etc.
— tombante : Saule pleureur, Frêne pleureur, etc.
— irrégulière : Orme, Chêne, etc.
Chaque arbre a une attitude particulière, qui se rapproche plus ou moins de ces formes simples.
Fig. 99*. — Baltersea Paik à Londres, dessiné et exécuté par John Gibson.
1. Plantes tropicales.i. Gymnase.U. Orchestre,i. turbine.
b. Cuvette.
0. Crickct-Ground.
7. Pépinière.
8. Maisons de Garde.'.). La Tamise.
10. Hocher.
11. Allées cavalières.
Si une plantation était composée d'une seule espèce d'arbres, par exemple de Peupliers d'Italie, ou de Sapins, ou deTilleuls, l'aspect en serait insipide. Si on mélangeait deux espèces de formes opposées, telles que des Tilleuls et des Peupliers,également répartis, les pointes des Peupliers dépassant le sommet arrondi des Tilleuls, à des intervalles égaux, produiraientencore un elfet désagréable. Mais si l'on groupait irrégulièrement les deux espèces, en faisant prédominer le Tilleul, le résultatserait meilleur. Enfin, si l'on introduisait, dans la plantation, d'autres espèces, variant et mouvementant la silhouette générale, parexemple des Chênes, des Érables, des Ormes ou des Platanes, tous arbres de taille et d'allure différentes, la plantation y gagnerait.
Il ne faudrait pas conclure de là, cependant, que plus les essences sont variées, meilleur est l'aspect. Une plantation tropmélangée et faite au hasard est rarement heureuse. Il en résulte une confusion de formes et de nuances où l'œil a peine à sereconnaître.
Il est bien de faire prédominer, dans la contrée où l'on plante, l'espèce qui y est la plus commune; car c'est elle quiforme les plus beaux végétaux. On y ajoute d'autres essences, en les répartissant de telle sorte que les masses forment des lignesonduleuses, d'où s'élèvent ça et là des sujets plus élevés. La composition des silhouettes doit être prévue quand on plantede jeunes arbres; il faut les disposer d'après la taille moyenne qu'ils atteindront, arrivés à leur plein développement.
Les silhouettes ne sont visibles que sur les bords des massifs plantés. Il semble donc qu'il n'y aurait pas lieu de s'enpréoccuper, tout au moins au centre des massifs, quand les masses boisées sont très-étendues. Mais, dans ce cas, il estencore nécessaire de varier les essences, afin de ne pas avoir un couvert d'un aspect trop monotone. Pour les dessous debois, que l'on peut appeler les paysages intérieurs, on doit mélanger les essences, afin d'obtenir de la variété dans l'éclairage
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