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Texte (1867)
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XII
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XII

INTRODUCTION.

« planter cinq mille neuf cent treize ormes, qu'on amena par eau au port de l'École, avec la racine, et qui coûtaient quatre livres« parisis le cent; si bien que, pour le nouveau plant, il fallut arracher les haies d'un labyrinthe appelé la maison de Dédalus, dont« on fit cinq cent un quarterons de cotrets. »

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1. Entrée.

2. Polit pavillon.

3. Jardin fleuriste et serre

chaude.

4. Grand lac avec une ile

se trouve le templed'Esculape.

5. Jardin orné de fragments

antiques.

Fig. 10*. Villa Borghèse.

0. Grand hippodrome.

7. Faisanderie.

8. Chapelle.

9. Petit muséum.

10. Temple en ruine.

11. Temple de Diane.

12. Salle fraîche et gla-

cière.

13. Palais.

1 1. Jardin botanique.15. Volière.

10. Logement du jardi-nier.

17. Dépendances.

18. Porte d'entrée.

19. Potager.

20. Bosquets.

21. Grande prairie.

La plantation des labyrinthes (Fig. 8*, 9*), fort en usage à cette époque, est un exemple des idées bizarres qui préoccupaient lesordonnateurs de jardins. C'était, non un détail élégant, mais une surprise ménagée au promeneur qui, une fois engagé dans le lacisdes allées, ne s'en tirait qu'avec peine. Cette fantaisie désagréable était un remède contre l'ennui. C'est la même préoccupation quifit inventer plus tard les sièges à douches, les statues donnant des coups de bâton, et autres extravagances bien dignes de l'époque.Les labyrinthes ont été imités des Grecs et des Romains, qui, probablement, les reproduisirent d'après les Persans. Ils étaientencore en usage dans les jardins français au xvm e siècle (Fig. 88*).

11 n'y a pas d'observations à faire après ces citations. Les plantations de cette époque étaient régulières, les allées droites, lesvues peu étendues. Il n'y avait aucune préoccupation des effets d'ensemble. En somme un faible sentiment des beautés du paysage,et rien qui touchât à l'art proprement dit.

VIII. JARDINS ITALIENS DE LA RENAISSANCE. Les Italiens ont été les initiateurs du mouvement artistique de l'époquede la Renaissance. Ils imitèrent ou rétablirent les grandes villas des Romains (Fig. 10*). Ils élevèrent, au milieu de sites magnifiques, cescharmants palais d'été, entourés de jardins spacieux, dont nous pouvons encore aujourd'hui admirer la composition savante et éléganteà la fois.

Ces jardins ont été, à l'époque moderne, la révélation de l'art du paysage. Ce ne sont plus seulement des plantations destinées àdonner de l'ombre, à rassembler quelques fleurs rares, un simple espace réservé à la promenade. On a réalisé un majestueux décorautour de l'habitation, et ouvert de larges accès pour la vue, aux perspectives du dehors. On a fait fête à la nature; on l'a comprise etaimée; on a étudié ses effets gracieux ou grandioses; on est arrivé enfin au vrai sentiment de l'art.

Tous les jardins de la Renaissance, en Italie, furent plantés suivant la méthode régulière (Fig. 12*, 14*); et il n'en pouvait être

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