RUgne, à Londres, à Paris.Le Roi & M. le Duc d'Or-leans possedent plusieursTableaux de chevalet, de cePeintre. On a beaucoupgravé d'après ce Maître. Ila aussi gravé quelques mor-ceaux. Le Catalogue de sesOuvrages se trouve à Parischez Briasson & Jombert.Parmi ses Disciples, lesplus distingués sont Van-dyck, Diepenbeck, JacquesJordans, David Teniers,Juste, Vanmol, Van-Tul-den, &c.RUDENTURE. Ce motvient du Latin Rudens, quisignifie cable; c'est un ornement d'Architecture quiest en forme de bâton sim-ple, ou de corde, ou de ro-seau, & dont on remplit jus-qu'au tiers, les colonnesqui, pour certe raison,sappellent Colonnes rudentées. On employe aussi desRudentures de relief sanscannelures, sur des pilastresen gaîne, mais cela est trèsrare.RUE (Charles de la),Jésuite, né à Paris l'an1643, mort en la mêmeville en 1725, Poéte Fran-çois & Latin. Le P. de laRue étoit un de ces géniesvastes qui embrassent toutce qui regarde les Sciences.& les Belles-Lettres. Il s'est
603R Udistingué dans la Chaire,Par ses Sermons & ses Pané-gyriques, pleins de majesté& de la plus sublime élo-quence. Il a fait des No-tes sçavantes & une Ver-sion Latine fort estimée deVirgile à l'usage & pourl'instruction du Dauphin.Son nom eſt auſſi en granderéputation ſur le Parnaſſe,François & Latin. On a delui deux Poémes Latins, ſurles Conquêtes du Roi dansla Hollande & en Flandres,que le Grand Corneille atraduits en vers François.Ses vers Latins, qui com-posent un Recueil appelléSymbolique, ſont precieuxaux Amateurs de la belle.Poésie, ainsi que ses Piécesmixtes, qui renferment desParaphrases, des Odes d'Ho-race, &c. Ses TragédiesLatines, intitulées Lysima-chus, & Cyrus, & cellesde Lysimachus & de Sylla,en vers François, ont singu-liérement mérité l'approba-tion de Corneille. Les Comédiens de l'Hôtel de Bour-gne se préparoient se-crettement de jouer cettederniere Piéce; mais le Perede la Rue en étant informéles arrêta par son crédit.On connoît la belle Odequ'il a faite pour l'imma-culée Conception de la