PHçavoit rendre la Divinitéavec une telle expression, &un si grand éclat, qu'ilsembloit avoir été guidédans son travail, par laDivinité elle-même.PHILIPS (Jean), PoéteAnglois, né à Bampton,dans le Comté d'Oxford,en 1676, mort à Hereforden 1708. Il a donné troisPoémes, sçavoir, Pomoneou le Cidre; la Batailled'Hochstet, & le PrécieuxChelin. Ils ont été traduitsen François, par M. l'AbbéYart, de l'Académie deRouen. Les vers de Philipssont travaillés avec soin. Ilforma son goût par la lec-ture des Ouvrages de Mil-ton, de Chaucer, de Spen-ser, & des Auteurs du sié-cle d'Auguste. Il consultaaussi la Nature, étude nonmoins nécessaire à un Poére,qu'à un Peintre. Ut picturaPoësis erit. Cet Hommecélebre fut bon Citoyen; ilétoit aimé & estimé desGrands. Simon Harcourt,Lord-Chancelier d'Angleterre, lui a élevé, à West-minster, un Mausolée auprès de Chaucer.PHILIPS ( Catherine)s'est aussi rendue très-célebre par ses Poésies, sursont, par sa Traduction.Angleise de la Tragédie de
PH5.1Pompée, de Corneille.PHILOXENE, de l'Isle deCithére, Poéte Grec, Di-tyrambique. Denis le Tyrande Sicile, repandit quelquetemps sur lui, ses bienfaits.mais ce Poéte ayant débau-ché une Joueuse de Flure,fut arrêté, & condamnéau cachoric'est là qu'il si: unPoéme allégorique, intituléCyclops, dans lequel il re-Présentoit, sous le nom deCyclops, Denis le Tyran;la Joueuse de Flute, souscelui de la Nymphe Gala-thée ; & lui, sous le nomd'Ulysse. On rapporte queDenis, qui avoit la maniedes vers, quoiqu'il n'encomposât jamais que demédiocres, fit sortir Phi-lozene, pour lui lire unePiéce de sa façon. Philoxe-ne sentit bien que le Tyranvouloit captiver son suffra-je, & que ce n'étoit qu'enl'applaudissant qu'il pouvoitobtenir sa liberté ; mais ilne voulut pas l'acheter à ceprix. Après donc que Deniseut récité ses vers, le Poételui dit brusquement: Qu'onme remene à la prison.PHRYNIS, Musicien,étoit de Mitylene, Capitalede l'Isle de Lesbos. Il fut iepremier qui remporta leprix de la Cithare, aux Jeuxdes Panathenées, célebrés à